L’inculture organisée dès les années 60 et la tragédie de l’ignorance généralisée (2022)

par Dre Nicole Delépine.

« Je suis un cancre des années 80. Un génie aujourd’hui » (un internaute)

L’entretien de JP Brighelli avec Sud Radio, phrases clefs et commentaires

L’école est morte. Cela a été décidé dans les années soixante.

La fabrique du crétin a été organisée depuis les années soixante

Contrairement aux apparences et intentions affichées, ce système ne favorise pas les classes défavorisées. Elles sont acculturées volontairement, formées pour seulement consommer et en particulier Netflix, les jeux, la télévision, le canapé. Comme les médecins le sont également, le plan cancer prônant officiellement une « acculturation ».

Perte de la culture organisée par René Haby, directeur de l’enseignement scolaire sous De Gaulle, dès les années soixante. Il deviendra ministre de Giscard. La mise en place du collège unique coïncide avec la décision de regroupement familial (voir le chapitre qui y est consacré dans le livre de Brighelli).

Massification voulue de l’école

Il faut tenter que «tous» soient à égalité, donc il est décidé en conscience de niveler par le bas. Notons que tous les ministres qui ont suivi ont poursuivi la descente en flèche des élèves à commencer par Jospin et Chevènement et la religion d’un bac pour 80% de la tranche d’âge. Ils n’avaient pas expliqué qu’il s’agirait d’un «bac de papier»… Or plus on est défavorisé par son milieu, plus on aurait besoin d’une école qui instruit et de diplômes dont la valeur est indiscutée.

Les « élites » enfants de l’oligarchie au pouvoir se reproduiront en fréquentant les écoles privées, type école alsacienne ou les grands lycées parisiens comme Henri IV ou Louis le Grand. Même eux, malheureusement, ces enfants d’élite théoriquement protégés seront «abimés» par la culture woke qui envahit les universités (privant certains de conférences, car pas assez de «gauche») et qui tente d’effacer l’Histoire et le français, dénaturant de fait notre patrimoine et compromettant notre avenir.

Sans passé, il n’y a pas de futur. Il faut lire sans aucun doute le livre de Michel deJaeghere, la «compagnie des ombres, à quoi sert l’Histoire?» qui «remet les pendules à l’heure» si je peux me permettre cette expression populaire au temps des montres électroniques.

Les discours mensongers sur le climat, mantra scolaire

L’inculture des plus hauts dirigeants nous frappe de plein fouet parfois, dans des discours pourtant bien préparés. Les déclarations délirantes sur le « réchauffement climatique » répétant à loisir les arguments fabriqués du GIEC, organisme officiel qui ment effrontément sur le climat, comme l’OMS et les agences sanitaires internationales l’ont majoritairement fait sur le Covid-19.

Le mantra du jour après la courte vague de chaleur et la tempête de Deauville est «allez voter pour la planète» comme si Mélenchon ou Macron pouvaient résoudre le problème du climat. Alors que la France ne rejette que 1% du CO2 mondial, se place en 78èmeposition de rejet de CO, avec 4,1tonnes émises par habitant en 2020, trois fois moins que les Américains, presque deux fois moins qu’en Allemagne et 50% de moins que les Chinois.

L’école n’instruit plus (l’élève doit s’instruire seul), mais tente d’inculquer la nouvelle religion écologiste: on formate

Nos jeunes ont été formatés depuis au moins trois décennies à l’école dès la primaire pour «défendre la planète» par des enseignants de bonne foi le plus souvent, mais obéissants au rectorat, et via des «visuels» imposés, des livres partisans.

Sauver la planète qui nous survivra largement, paranoïaques que nous sommes. Commentaider? Ramasser les déchets sur les plages est une belle initiative, mais pourquoi leur raconter tant de mensonges élaborés par les lobbies, ce lobby politico industriel dont nous prévenait le président des US au sortir de la guerre en 1946? Mais nous avons été mangés tout cru par l’idéologie au service des milliardaires et affidés.

Comme pour Big Pharma, les commentateurs autorisés et décideurs officiels de mesures écologiques sont souvent rémunérés pour mentir. Les représentants du GIEC, pourtant censés défendre l’avenir de l’humanité, sont devenus les porte-paroles des lobbies comme celui de l’industrie photovoltaïque ou des éoliennes. Il est tellement triste de voir défiler la jeunesse pour «la planète» manipulée par des grandes ONG écologistes et en particulier les Verts allemands (et les Français au pied), et presque jamais demander la suppression des grands pollueurs comme les transferts intercontinentaux. Comme ceux de containers de la France à la Chine pour emporter le bois de France et le faire travailler en Chine et revenir ensuite. Comme les énormes paquebots de croisière qui polluent tellement même lorsqu’ils sont à l’arrêt bien plus que votre voiture ancienne, qui n’a plus le droit d’entrer dans Paris où l’on arrache les arbres pour bétonner et mettre un gros pot de fleurs au milieu de la rue, «pour l’écologie».

Que dire du bilan écologique global des éoliennessi l’on tient compte de leur fabrication, leur transport, de leur construction gloutonne en béton, de leur faible rendement, de leur recyclage et de la remise en état du site?

Globalement la motorisation électrique des voitures n’est guère plus écologique si l’on additionne l’extraction du lithium, de la fabrication des batteries, de leur durée moyenne de vie de 8ans, et des problèmes de recyclage. La réglementation actuelle n’impose de recycler que 50% du poids de la batterie. Le reste est détruit, brûlé, voire enfoui! Et comment disposer d’électricité en quantité suffisante sans centrales nucléaires? Nos amis allemands qui ont fait ce pari doivent remettre en route leurs centrales à charbon et plus encore depuis qu’ils reçoivent moins de gaz russe. Par quel miracle sont-elles devenues écologiques?

Quant aux jets privés de ces messieurs qui se réunissent pour les grandes réunions-spectacles contre le réchauffement climatique, combien d’allers et retours en vieille voiture de la campagne à la petite ville locale consomment-ils?

Et les tomates italiennes qui font des aller-retour en Hollande ou en Chine avant de revenir en boîte en Italie?

Dans le genre formatage, on pourra développer ailleurs le conditionnement aux nouvelles «normes» des minoritésagissantes avec l’enseignement des pratiques sexuelles à un âge où on fera mieux de jouer à la poupée ou au train électrique.

La dévalorisation quasiment achevée du baccalauréat

JP Brighelli explique. Les copies ne parviennent plus aux correcteurs qui ne les voient que sur écran via le logiciel Santorin. Et ce logiciel a le pouvoir de corriger les notes automatiquement si la moyenne décidée par les dirigeants et entrée dans le logiciel n’est pas atteinte. Comme professeur, vous avez la consigne de ne pas mettre de notes inférieures à huit. La moyenne des épreuves tourne autour de 14 et les notes sont remontées à dessein. Il faut cacher la baisse généralisée du niveau (et le bac coûte neuf millions d’euros pour rien).

J’ai déjà raconté que dès les années80, correctrice de copies médicales pour le passage dans l’année supérieure, nous avions pour consignes de ne donner que des notes «correctes» aux étudiants carabins et de supprimer le zéro antérieurement utilisé pour éliminer un étudiant ayant «tué» un patient dans sa copie avec absence d’un diagnostic vital ou prescription d’une dose mortelle ou d’un traitement inapproprié (notre grande crainte du temps de nos propres épreuves deux décennies plus tôt).

Mort virtuelle dans la copie, bien sûr, mais on a vu que tuer un malade n’est plus toujours virtuel, décret Rivotril du bien-aimé Édouard Philippe oblige. Tout est devenu dérisoire. Et ôter cette crainte majeure et fondamentale d’un futur médecin n’est pas forcément la meilleure idée pour ses futurs patients. On lit qu’il ne faut pas «vexer» l’élève, en médecine comme ailleurs…

Un commentaire à la vidéo de sud radio de JP Brighelli sur YouTube:

«En 1968, dans l’Aude, je corrigeais les épreuves écrites du BEPC. Un pingouin de l’académie est venu nous prévenir qu’il fallait 70% de reçus et que l’on «relèverait» aussi bas que nécessaire pour arriver à ce pourcentage. Il a ajouté que si l’on mettait un zéro il faudrait aller justifier cette note devant un «jury». Quelques mois plus tard, je démissionnais de l’éducation nationale.» par JC Olive.

Et Renaud Deene:

«Un inspecteur en histoire géo m’a reproché de transmettre trop de connaissances: «vous êtes là pour transmettre des compétences. Pour les connaissances, ils ont internet». Les bras m’en sont tombés, mais je continue à faire comme bon me semble. Ils ne peuvent rien contre la résistance passive»

Enitram Lelou :

«C’est pareil pour l’oral d’anglais au bac, on donne minimum 10, car l’élève n’est pas vexé, mais n’a pas les points supplémentaires qui commencent à 11/20, +1, 12/20 +2, etc».

Le bac est devenu une extension du domaine du bisounours. «La câlinothérapie est la mode». Les jeunes vont malheureusement se heurter au mur de la réalité au bout de trois ans (bac +3). Temps perdu, mais aussi fabrique de frustrés qui ne comprendront pas pourquoi ils ne trouveront pas de travail sauf au supermarché avec une licence de psychologie. Ce n’est pas une honte d’être caissier, mais ces jeunes qui ont tenté d’obtenir une licence à la fac attendaient d’autres débouchés. On les a trompés délibérément.

Comme info, ils nous disent aussi que les élèves candidats au bac ne savent pas lire l’heure sur une horloge. Quelle misère!

JP Brighelli nous parle de «ludique». Il pense que le mot gamers a remplacé le mot «joueurs» chez les jeunes comme beaucoup de vocabulaire français enterré. Donc rien de surprenant au fait qu’ils ne connaissent pas le français.

Les élites elles-mêmes ont beaucoup baissé. Les pédagogues, pédagogistes, ont interdit depuis longtemps la récitation «par cœur». «La Fontaine» n’est pas connu même en classe préparatoire. Le fond n’est pas connu ou compris, car la présentation a été sortie de l’histoire. L’élève doit» inventer la culture». Moralité: il ne sait rien. On ne peut pas tout inventer. Jadis l’écriture avait été inventée pour transmettre les savoirs…

Ce qu’on leur a dit sur une fable est tellement déshistoricisé que les sens profonds sont perdus même dans les classes de prépa littéraires.

En ce qui concerne l’orthographe, trop souvent les jeunes ne font plus confiance aux adultes. Les inspecteurs déjà depuis plusieurs décennies ne voulaient pas qu’on l’enseigne:

«D’ici 20ans il y aura des correcteurs orthographiques, cela ne servira à rien de leur apprendre l’orthographe», nous disait-on.

Malheureusement quand on lit les bandeaux informatifs des chaînes télévisées chaque jour, on constate d’énormes fautes. On parle du stagiaire de BFM… mais que vaut le DRH?

Le plus triste de cet entretien avec le professeur Brighelli est le pessimisme de notre enseignant qui ne voit pas un politique prendre de front cette situation évoluant depuis des décennies. «Processus lent, inexorable.» que confirme le classement pisa qui estime qu’en France, le climat scolaire est l’un des plus dégradés au monde.

L’enseignement de l’ignorance

Il faut lire: «l’enseignement de l’ignorance» selon Jean-Claude Michéa (que cite JP Brighelli également) et publié en 2006. On savait déjà…

En résumé: En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile, aujourd’hui, de continuer à dissimuler le déclin continu de l’intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en «sciences de l’éducation». Le grand public est cependant tenté de voir dans ce déclin un simple échec des réformes mises en œuvre. L’idée lui vient encore assez peu que la production de ces effets est devenue progressivement la fonction première des réformes et que celles-ci sont donc en passe d’atteindre leur objectif véritable: la formation des individus qui, à un titre ou à un autre, devront être engagés dans la grande guerre économique mondiale du XXIesiècle.

«L’enseignement de l’ignorance est la finalité véritable de la scolarité dans les pays développés», selon Jean-Claude Michéa. Il affirme dans«l’enseignement de l’ignorance»que l’école républicaine française a été transformée parce qu’elle était un des derniers lieux de résistance àl’esprit capitaliste, dans la mesure où elle transmettait le savoir et les vertus d’une société non soumise àla logique de l’intérêt. Il invite à se demander «Quels enfants allons-nous laisser à notre monde?» plutôt que «Quel monde allons-nous laisser à nos enfants?».

«L’enseignement de l’ignorance est nécessaire à l’épanouissement du capitalisme. Jean-Claude Michéa voit «la crise de l’École républicaine» comme un symptôme dela crise de la société modernecaractérisée par la destruction des familles, la décomposition des villages, des quartiers, et la disparition de la civilité. Cette crise est la conséquence de l’avènement de l’économie libérale par la suppression des obstacles au marché (religion, droit, coutume) et par la promotion dela mentalité de l’individu entièrement rationnel, égoïste et calculateur. Or, le capitalisme n’aurait pas pu se développer sans le socle moral préexistant, de telle sorte que la dissolution de ce socle risque de rendre la société invivable».

«On pourrait dire, écrit le philosophe, que la réforme scolaire idéale, du point de vue capitaliste, est donc celle qui réussirait le plus vite possible à transformer chaque lycéen et chaque étudiant en un crétin militant»

(L’enseignement de l’ignorance).

D’après Jean-Claude Michéa, toutes les réformes intervenues depuis les années1970 ont transformé les enseignants en animateurs et l’école en un lieu de vie ouvert à tous les représentants et à toutes les marchandises».

La philosophie abandonnée

Nous avons parlé ici lettres françaises, orthographe. Bien sûr la philosophie n’a pas été épargnée et les efforts de René Chiche ont été vains.

• «La désinstruction nationale », Chiche, René

Citons le commentaire de son livre sur Amazon:

«Professeur, j’hérite en Terminale d’élèves qui ne maîtrisent pas l’accord du participe passé, peinent à déchiffrer une phrase complexe et manient leur propre langue comme s’il s’agissait d’une langue étrangère, usant du «donc» et du «parce que» à la façon d’un joueur cherchant à deviner les numéros gagnants d’une loterie. En lisant leurs copies, j’ai trop souvent l’impression de me trouver devant des enfants malnutris, voire dénutris, à qui il faut d’abord donner une bouillie protéinée par — ce qu’ils ne sont pas en état d’avaler une nourriture plus consistante. Combien sont-ils en ce cas? Beaucoup trop. Une grande partie de mes élèves obtiennent leur baccalauréat alors qu’ils sont dans un état de quasi-illettrisme. Si l’on quittait jadis l’école primaire en sachant lire et écrire, on entre aujourd’hui à l’Université en éprouvant les plus grandes difficultés pour lire et en ne sachant plus du tout écrire.

De cette catastrophe, tous sont complices: ministres de passage qui ne rendent jamais compte de leurs méfaits, chroniqueurs hors-sol qui les encensent du haut de leur ignorance, intellectuels qui ont abandonné la cause de l’école pour de vains, mais plus juteux bavardages, professeurs, aussi, qui distribuent sans conviction, uniquement pour qu’on leur «fiche la paix», des notes auxquelles nul ne croit. La société tout entière semble indifférente au préjudice subi par d’innombrables jeunes gens qu’elle consent à voir priver de lettres et d’instruction pourvu qu’on les gratifie de diplômes en chocolat après leur avoir promis la «réussite» depuis le berceau. Le mensonge sur cette situation ne peut plus durer. J’ai donc décidé de révéler au public l’ampleur alarmante de la désinstruction nationale, d’en fournir des preuves et en indiquer les causes, dans la conviction qu’il nous est encore possible de nous relever collectivement de ce désastre».

Les mathématiques oubliées

Malheureusement l’enseignement des mathématiques en est au même point de dégradation, voire de disparition. Notre amie K. Brandin tente régulièrement d’alerter, comme ses collègues en français ou en philosophie. Le dernier en date : «Mathématiques au lycée : un sauvetage en trompe-l’œil », Nouveau Monde

«L’objectif de cette tribune est triple. Il s’agit tout d’abord d’une bouteille à la mer comme un encouragement solidaire à l’attention, puisqu’ils existent même s’ils semblent en voie d’extinction, de la poignée d’enseignants de l’éducation nationale que l’on pourrait qualifier de «résistants». Ces profs exigeants, rigoureux et sincères qui aspirent simplement à pouvoir dispenser un enseignement digne, de qualité, celui dont ils ont parfois eu la chance de bénéficier ou tout simplement, celui dont ils rêvaient. Que mon statut d’indépendante, sa précarité sans doute, mais aussi la liberté de parole qu’il autorise comme celle de transmettre suivant mes convictions, permette de traduire tout haut ces souffrances qui s’expriment tout bas, trop bas.

Je veux parler «de» et «à» ces profs ordinaires, jeunes ou vieux, mais devenus extraordinaires par la force des choses, car ils ont su conserver chevillés au corps, le devoir, la passion et le désir de transmettre «à leur tour» ou«en retour».

Ces mêmes profs qui, ces dernières années (décennies), ont été consciencieusement empêchés dans leur mission, voire dissuadés tant ils ont été stigmatisés, parfois même accusés d’être élitistes ou bien encore réactionnaires.

Des profs bien conscients que leur métier ne consiste pas à élever des enfants entre les murs d’une école, mais seulement à les instruire, c.-à-d. à leur donner le goût de l’étude, du doute. Le goût des mots aussi et avec lui, la possibilité de la contradiction, de l’argumentation en même temps qu’une forme d’audace, une indépendance, une impertinence conjuguées à une autonomie de réflexion salvatrice. Autant de garanties pour l’avenir de décisions libres et éclairées. Sans compter, bien sûr, une certaine culture de la résistance à l’effort, fût-il ingrat.

Bref, affûter les curiosités, armer les esprits pour mieux, à terme, désarmer les corps.

À ce personnel dévoué, on a envie de dire: «peu importe l’effet moisson du pédagogisme, gardez la tête haute, au risque qu’elle dépasse et continuez de porter haut vos valeurs.»

(…) Comme on a conduit, poussé à l’agonie le corps médical, comme on s’est accoutumé à son râle sans être capable de faire «société» en bloquant le pays (était-ce si difficile?) pour exiger sans délai la réintégration des soignants suspendus (suspendus ou plutôt «désintégrés»), on semble avoir convaincu d’immobilisme le corps enseignant qui tarde décidément à se révolter. Dans le même temps et suivant la même implacable logique puisque l’on ne change pas une équipe qui perd, on vient de faire exploser le corps diplomatique.

«Au suivant», comme disait Jacques Brel dans cette prostitution organisée de toutes nos valeurs. Mais il faut être honnêtes, ils nous avaient prévenus: «on va vous emmerder jusqu’au bout; c’est ça la stratégie, parce que c’est notre projet.» Ils nous avaient prévenus et nous les avons reconduits.

Peut-être les pays francophones et/ou des lycées français à l’étranger ont-ils continué à enseigner la langue, l’histoire, la littérature, la philosophie, les mathématiques? Nous sauveront-ils de l’inculture?

Deux remarques symboliques

ON OSE NOUS PARLER DE RÉCHAUFFEMENT ET D’ÉCOLOGIE

«Quand l’homme arrêtera de bétonner de couper des millions d’arbres sans les remplacer. On a besoin des arbres pour respirer, pour obtenir de l’oxygène et de faire baisser la chaleur canicule: «EN VILLE, PLANTER DES ARBRES EST LA SOLUTION LA PLUS INTÉRESSANTE POUR ÉVITER LA MONTÉE DES TEMPÉRATURES», dit un tweetos.

Pendant que les «élites» parisiennes continuent à couper… tout en se prétendant écolos.

Et quand on lit sur les panneaux officiels payés par nos impôts, comment réagir?

source : Nouveau Monde

Globalement la motorisation électrique des voitures n’est guère plus écologique si l’on additionne l’extraction du lithium, de la fabrication des batteries, de leur durée moyenne de vie de 8 ans et des problèmes de recyclage.. En résumé : En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile, aujourd’hui, de continuer à dissimuler le déclin continu de l’intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en « sciences de l’éducation ».. Jean-Claude Michéa voit “ la crise de l’’École républicaine » comme un symptôme de la crise de la société moderne caractérisée par la destruction des familles, la décomposition des villages, des quartiers, et la disparition de la civilité.. Cette crise est la conséquence de l’avènement de l’économie libérale par la suppression des obstacles au marché ( religion , droit, coutume) et par la promotion de la mentalité de l’individu entièrement rationnel , égoïste et calculateur.. De cette catastrophe, tous sont complices : ministres de passage qui ne rendent jamais compte de leurs méfaits, chroniqueurs hors-sol qui les encensent du haut de leur ignorance, intellectuels qui ont abandonné la cause de l’école pour de vains, mais plus juteux bavardages, professeurs, aussi, qui distribuent sans conviction, uniquement pour qu’on leur “fiche la paix”, des notes auxquelles nul ne croit.. J’ai donc décidé de révéler au public l’ampleur alarmante de la désinstruction nationale, d’en fournir des preuves et en indiquer les causes, dans la conviction qu’il nous est encore possible de nous relever collectivement de ce désastre ».

Cela a été décidé dans les années soixante.. On lit qu’il ne faut pas « vexer » l’élève, en médecine comme ailleurs…. Donc rien de surprenant au fait qu’ils ne connaissent pas le français.. Il affirme dans « l’enseignement de l’ignorance » que l’école républicaine française a été transformée parce qu’elle était un des derniers lieux de résistance à l’esprit capitaliste , dans la mesure où elle transmettait le savoir et les vertus d’une société non soumise à la logique de l’intérêt .. » Ils nous avaient prévenus et nous les avons reconduits.. 3 Informez-vous sur les écoles fréquentées par les enfants de nos ministres, de Marlène Schiappa l’écrivain à notre ministre de l’Éducation nationale d’aujourd’hui.. 7GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) Selon le site du ministère il évaluerait « l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts.

Cela a été décidé dans les années soixante.. L’ÉCOLE N’INSTRUIT PLUS (l’élève doit s’instruire seul), MAIS TENTE D’INCULQUER LA NOUVELLE RELIGION ÉCOLOGISTE : ON FORMATE Nos jeunes ont été formatés depuis au moins trois décennies à l’école dès la primaire pour « défendre la planète » par des enseignants de bonne foi le plus souvent, mais obéissants au rectorat, et via des « visuels » imposés, des livres partisans.. On lit qu’il ne faut pas « vexer » l’élève, en médecine comme ailleurs…. Donc rien de surprenant au fait qu’ils ne connaissent pas le français.. Il faut lire : « l’enseignement de l’ignorance » selon Jean-Claude Michéa (que cite JP Brighelli également) et publié en 2006.. D’après Jean-Claude Michéa, toutes les réformes intervenues depuis les années 1970 ont transformé les enseignants en animateurs et l’école en un lieu de vie ouvert à tous les représentants et à toutes les marchandises ».. En lisant leurs copies, j’ai trop souvent l’impression de me trouver devant des enfants malnutris, voire dénutris, à qui il faut d’abord donner une bouillie protéinée par — ce qu’ils ne sont pas en état d’avaler une nourriture plus consistante.. » Ils nous avaient prévenus et nous les avons reconduits.

Le programme de formation de l’école québécoise du ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) privilégie le rehaussement culturel des disciplines et des matières à enseigner.. En plus de relier le présent au passé – patrimoine – et d’amener l’élève à devenir conscient de ses racines, pour prendre conscience de son identité, on l’invite à contribuer à la culture vivante, celle qui s’ouvre au présent et au futur, celle dont il est l’une des composantes au sein des formes de la culture actuelle.. Ainsi, la connaissance de sa propre culture permettrait de contribuer à situer des valeurs et des repères et peut-être s’ouvrir à la culture de l’autre, des autres.. Ces formes de manifestations de la culture reflétées notamment par le patrimoine culturel sont pertinentes pour faire face aux défis d’aujourd’hui : connaissance du passé, compréhension du progrès de la science et des techniques, prise de conscience des univers de signification qui structurent notre quotidien et celui de nos semblables, représentation des inégalités économiques et sociales, en sont quelques exemples.. La première vise à constituer et à transmettre de génération en génération le patrimoine et les collections – et les valeurs symboliques dont elles sont le support et qui fondent l’identité, notamment nationale – , la deuxième repose sur le fait de valoriser et de diffuser les contenus quels qu’ils soient et qui correspondent aux collections – il s’agit là du travail spécifique des médiateurs – et la troisième consiste à susciter du plaisir et de la délectation – c’est la vocation culturelle au sens strict, c’est-à-dire une action ou quelque chose de purement désintéressé.. À titre d’exemple, on lit plutôt dans le programme de formation de l’école québécoise que : « Les œuvres d’art, les objets culturels du patrimoine artistique et les images médiatiques proviendront des périodes artistiques suivantes : préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge, Renaissance, baroque, classicisme, romantisme et période contemporaine (les mouvements modernistes et postmodernistes, y compris des images issues des médias de masse).. À titre d’exemple, en 2004, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condi­tion féminine lançaient le programme conjoint La culture à l’école, dont l’objectif est de favoriser la mise sur pied de projets culturels dans le contexte scolaire.. Déjà, dans les années 1960, Hannah Arendt, dans son ouvrage La Crise de la culture [ 3 ] analysait la crise de l’éducation aux États-Unis comme élément singulièrement représentatif de la crise de la société actuelle.. De ce point de vue, Hannah Arendt dénonçait trois mesures de réforme de l’éducation qui ne font, selon elle, que précipiter la catastrophe : la volonté d’enseigner une « méthode » plus qu’un contenu, ce qui fait disparaître la légitimité de l’autorité du professeur, le « pragmatisme » qui amène la substitution du faire à l’apprendre, et l’« autonomie » accordée aux groupes d’enfants.

le manque criant de formation technique de nos élus, contraints de se faire assister, mais qui les place dans la position détestable de demandeurs face à des experts.. la tentation électoraliste de satisfaire à une mode de culpabilisation de l’Homme envers la nature, portée par une grande partie des médias dont les rédacteurs ont généralement la même formation.. Au niveau de gouvernance de l’État, pour la conduite des questions financières, commerciales ou économiques, sociales, de géopolitique… des formations de haut niveau existent et nos dirigeants en sont souvent pourvus.. On en trouve le plus bel exemple, confinant à l’absurde, dans la fermeture de Fessenheim (propre) couplée à l’inauguration de la centrale au charbon de Datteln 4 en Rhénanie rejetant 40 millions de tonnes de CO2 par an.. Faute d’accès aux grandes écoles scientifiques, le cursus en facultés, de droit, de lettres ou écoles de commerce s’impose avec licence(s), maîtrise(s) et concours et, pour les meilleurs, de préférence Sciences-Po, qui peut (espérer) mener à l’ENA.. La pyramide des formations ci-après, démontre à l’évidence que notre encadrement national de présidents, Premiers ministres et ministres de l’Environnement (ou écologie) est issu, depuis 50 ans à plus de 80 % de grandes institutions où les sciences n’ont plus leur place.. Si l’on y ajoute les non-diplômés, les littéraires, les juristes et les commerciaux, ce sont 86 % de nos grands gouvernants qui ont arrêté de parler technique à l’âge de 16 ans.. Le Monde du 3 décembre 2019 reprend un message de La Tribune signé par de nombreux anciens élèves de l’ENA « Répondre au défi climatique nécessite de former l’ensemble des agents publics ».. au niveau du concours d’entrée, la vérification de la maîtrise du socle commun de connaissances relatif aux enjeux climatiques et de biodiversité et au moins une question relative au changement climatique et à l’environnement lors des questions ouvertes du grand oral.. quelques écologistes de vieille souche, sans parler d’aller à Canossa, et quelques organismes européens, semblent aujourd’hui admettre que le nucléaire n’est plus tabou ; mais surtout l’accroissement de la demande mondiale en énergie (pays pauvres ou riches), la raréfaction des fossiles et la puissance lilliputienne issue des renouvelables, rendront inéluctable, pour les 50 à 100 ans à venir, le choix du nucléaire.. Non content de détruire une seule histoire de l'univers du Trône de Fer, HBO a décidé de sélectionner un autre tome de l'opus magnum fantastique de George R.R.. La série se déroule des siècles avant les événements de Game of Thrones et se concentre sur une lutte de pouvoir interne - surnommée la Danse des Dragons - entre deux factions de la dynastie Targaryen au pouvoir sur le continent de Westero... Poursuivre la lecture

2.- Nous existons sur la face de la Terre exclusivement dans le but de servir à l’économie de la Nature.. Les arbres, les animaux, les gens, sont nécessaires à la vie de la Terre.. En Afrique, on a créé les fameuses « réserves » parce qu’en réalité les chasseurs ne laissaient vivre aucune créature, ils étaient en train de détruire les espèces de la nature.. 9.- Les forêts, si nécessaires à la vie, ont été coupées, les fruits de la terre ont été dénaturés par les « grosses têtes », il est bien difficile d’obtenir de simples pommes sans qu’elles soient dénaturées.. 10.- Ainsi, nous voyons aujourd’hui, surtout en Californie du Nord, des fruits très beaux qui sont un régal pour les yeux, mais qui, réellement, ne produisent pas dans l’organisme les mêmes effets que produisent les fruits qui n’ont pas été altérés par les greffes.. La crue réalité, c’est que tantôt elle tremble dans un pays, tantôt elle tremble dans un autre et chaque jour les tremblements de terre deviennent de plus en plus intenses, et ils deviendront chaque jour de plus en plus intenses ; sur cela, il n’y a pas le moindre doute.. 15.- L’Homme est contenu dans la Nature et la Nature est contenue dans l’Homme ; et si nous ne découvrons pas les Lois du Nature en nous-mêmes, nous ne les découvrirons jamais en dehors de nous-mêmes.. 16.- Nous pouvons tracer de jolis plans concernant un monde sans frontières, un Éden terrestre, mais si nous continuons comme nous sommes, si nous n’éliminons pas précisément, de notre nature, les facteurs psychologiques qui produisent les guerres dans le monde, les facteurs psychologiques qui produisent la discorde, les facteurs psychologiques qui produisent la haine, etc., le monde ira de mal en pis.. Si nous réussissons à nous connaître nous-mêmes, c’est-à-dire à connaître nos propres mondes intérieurs, notre propre vie intérieure psychologique, nous connaîtrons la vie intérieure psychologique de toute la planète Terre et de tout l’Univers en général.

Ainsi, l'étude démontrait qu'ils surestiment la croissance des écarts de revenu en France au cours des dix dernières années, et sont très nombreux à sous-estimer la part de l'Impôt sur le revenu payé par les plus riches.. Il apparaît en premier lieu que 57 % des Français (Viavoice, mai 2018) ne savent pas, même de manière approximative, quelle est la proportion réelle de ménages en France qui paye l'impôt sur le revenu - impôt pourtant hautement symbolique, qui donne régulièrement lieu à des débats enflammés.. De même, dans un registre plus international, il apparaît que plus de la moitié des Français juge que la Chine et le Qatar sont les deux investisseurs principaux en France - alors qu'en réalité, en 2017, nos deux plus gros investisseurs étrangers étaient l'Allemagne et les Etats Unis, qui ne recueillent que 25 et 21 % de bonnes réponses respectivement.. Le sentiment de ne pas être bien armé pour faire les choix qui s'imposent est donc massif, alors même que par ailleurs, le programme économique d'un candidat s'impose comme le premier critère de choix électoral des Français interrogés (55 % de réponses totales, et 19 % citant cet item en premier), devant le programme social (49 % et 16 % respectivement), et la philosophie globale de son programme (45 % et 22 %).. Cela nous permet de comprendre pourquoi les thèses scientifiquement solides, mais contre-intuitives - par exemple, le fait que les déficits puissent être bénéfiques pour l'économie à long terme s'ils servent à investir et relancer la consommation, ou le fait que les immigrés ne volent pas leurs emplois aux travailleurs Français -, ne trouvent que peu ou pas d'écho auprès du grand public.. Une autre réponse à cette faille démocratique consisterait à développer la pédagogie, et notamment l'enseignement de connaissances économiques de base, et ce, tout au long de la vie.

Dans sa mansuétude, et soucieux qu’est l’éditorialiste de « susciter de vrais débats de fond » au détriment de « fausses polémiques », Éric Le Boucher nous livre son diagnostic : « Les Français » pâtissent d’« inculture économique » et les professeurs de SES font de la propagande antilibérale.. La plus résistante des difficultés auxquelles se heurte le président de la République n’est pas politique, on l’a vu, elle n’est pas syndicale, on l’a observé sur le Code du travail, elle n’est pas même celle de la rue, Jean-Luc Mélenchon vient de l’admettre, elle est culturelle.. Aujourd’hui, le monde universitaire a rompu avec le marxisme d’avant-hier depuis la chute du Mur, cette école s’est réduite à des chapelles militantes comme Attac, et, idem de l’autre côté, a rompu avec le libéralisme pur sucre qui avait dominé jusqu’à ce que la crise des subprimes le déconsidère.. Pour une majorité d’économistes, une synthèse s’est fait jour autour de la question de la régulation, le marché reste le principe de base mais il n’est pas naturellement efficient, il faut le tenir en laisse.. C’est ainsi qu’Éric Le Boucher enfile une énième casquette : celle de procureur du milieu enseignant, « secondaire » en particulier, dont le procès occupe la dernière partie de la chronique.. Sans doute l’éditorialiste préfèrerait-il, en toute indépendance, substituer aux professeurs de SES des représentants du patronat, une mesure qui permettrait de corriger la seule conclusion que lui inspire la situation actuelle, et par laquelle Éric Le Boucher clôt la « discussion » comme il l’a commencée :. ***Si ce n’est guère la première fois qu’ Éric Le Boucher pense pour ses concitoyens et se considère, à l’instar de son collègue Christophe Barbier, comme un « tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever » [ 5 ]), il faut une nouvelle fois souligner que cette habitude se fait au mépris de tout pluralisme dans le débat économique [ 6 ] Ce qui n’est pas sans nous rappeler cette délicieuse remarque de Frédéric Lordon [ 7 ] :. Sont impossibles à remettre en cause, et il n’en sera même pas question votre honneur [...] l’entreprise générale de réduction de la taille, et pour ce qui concerne la France, de démantèlement silencieux de l’État social.

Les dirigeants politiques, conspués et vilipendés par la rue, sont légitimes pour les quatre prochaines années par les votes de cette même rue.. Leur corruption n’est plus à prouver, et c’est sous leur règne que le pays est devenu une terre de sous-développement et que le peuple a été réduit à une sous-race.. Pourquoi les citoyens ont commis la fatale erreur de leur faire confiance de nouveau, alors qu’ils nous ont trahis ?. Et je désigne par ce terme les partisans des partis politiques ancestraux qui, tant les séquelles du lavage de cerveau qu’ils ont subi sont graves, glorifient l’inaction de leurs leaders.. On a beau les secouer, leur montrer l’œuvre de leurs idoles, qui n’est autre que l’explosion tragique du port, la dévaluation sans limite de la livre libanaise, la série de pénuries qui martèlent les Libanais (essence, eau, pain, médicaments…), mais en vain.. Étriqués d’esprit, ils refusent de remettre en question leurs convictions, à croire que leurs lèvres étaient programmées à encenser leurs maîtres de louanges en toutes circonstances.. Ils savent discerner le discours d’un diplomate agrégé qui, à défaut d’avoir soif de pouvoir, a soif de réformes, des billevesées d’un corrompu certifié qui, dans un élan ridiculement héroïque, profère des menaces contre les dissidents.. Au Liban, ceux-ci entretiennent leur hégémonie en attisant les flammes de la naïveté de leurs sujets.. Les portraits glorifiant le dirigeant fleurissent sur les murs des établissements, des rassemblements de masse sont organisés au nom de leur leader, la propagande est fervente et la relève est assurée.. Un soutien sans faille qu’ils procurent à leur dirigeant, qui joue alors le rôle de l’État, leur octroyant tout ce dont ils ont besoin, de l’alimentation aux postes de travail.. Toutefois, cela n’est pas le cas de quelques autres Libanais qui croulent sous le poids des menaces de leur parti et finissent par lui donner leurs voix malgré eux.. Bien que les cantiques de la douleur résonnent au cœur de chaque maison libanaise, l’auréole de sainteté qui nimbe les dirigeants demeure.. Ennemie de la connaissance, elle soulève les fils d’une même nation les uns contre les autres, alors que le vrai adversaire est le système étatique.. La seule façon d’éliminer les politiciens corrompus de la scène est de ne plus leur donner nos voix.. Les dirigeants politiques, conspués et vilipendés par la rue, sont légitimes pour les quatre prochaines années par les votes de cette même rue.

En faisant au cours des derniers mois, au sujet de la Syrie, de la surenchère sur la politique américaine elle-même, la France s’est ainsi marginalisée.. La première est celle de l’histoire de la présence française au Proche-Orient.Même si nous sommes encore la 5e puissance mondiale, rien ne nous fonderait à avoir un avis sur ce qui se passe dans cette région si on ne faisait référence à l’histoire.. Mais notre intervention dans les affaires syriennes joue directement à l’encontre des intérêts non seulement des chrétiens mais aussi des autres minorités comme les alaouites ou les druses ; nous nous évertuons à renverser le seul régime, issu lui-même de la minorité alaouite, qui les protège.. L’ultra-laïcisme qui est devenu la politique officielle de la gauche, et même de la droite, conduit nos dirigeants non seulement à ne plus faire de référence à la protection des chrétiens, mais même à les tenir, non sans une forme de lâcheté, pour la seule minorité qui ne mérite pas notre compassion.. Et il y a enfin, plus haut dans la hiérarchie, les démocraties, toujours imparfaites et en évolution, qui se caractérisent notamment par le fait qu’il y est procédé à des élections qui ne sont pas complètement une parodie et que le pouvoir peut même , à l’occasion, perdre.. On dit aujourd’hui n’importe quoi sur la Russie, qui, certes, n’est pas une démocrate parfaite, loin s’en faut, mais ni plus ni moins que ne l’était le Mexique eu temps de la toute -puissance du PRI, voire le Japon du PLD, et qui demeure, si on la compare à sa situation en 1980, un des pays qui ont fait le plus de progrès dans le monde.

Cet accord direct entre Washington et Moscou, au nez et à la barbe des excités de Paris (et aussi de Londres), est-il nécessaire de dire que tout observateur un peu lucide de la scène proche-orientale pouvait le voir venir ?. Le plus suffocant dans cette histoire est l’inculture diplomatique et historique dont a témoigné la conduite de la politique française, signe d’une grave dégénérescence de notre appareil politique et diplomatique.. Irresponsable, la ligne politique française démontre aussi une triple ignorance.. La première est celle de l’histoire de la présence française au Proche-Orient.. Même si nous sommes encore la cinquième puissance mondiale, rien ne nous fonderait à avoir un avis sur ce qui se passe dans cette région si on ne faisait référence à l’histoire.. La France a eu un mandat de la SDN entre 1919 et 1945 pour administrer la Syrie et le Liban.. Mais notre intervention dans les affaires syriennes joue directement à l’encontre des intérêts non seulement des chrétiens mais aussi des autres minorités comme les alaouites ou les druzes ; nous nous évertuons à renverser le seul régime, issu lui-même de la minorité alaouite, qui les protège.. L’ultra-laïcisme qui est devenu la politique officielle de la gauche, et même de la droite, conduit nos dirigeants non seulement à ne plus faire de référence à la protection des chrétiens, mais même à les tenir, non sans une forme de lâcheté, pour la seule minorité qui ne mérite pas notre compassion.. Nous en arrivons au deuxième signe d’inculture : organiser notre diplomatie en fonction des régimes intérieurs des différents pays, diplomatie dite « des droits de l’homme ».. D’autant que, troisième ignorance, cette diplomatie se fonde, pas seulement en France, sur une hiérarchie des pays, par rapport au critère démocratique, qui n’a qu’un rapport lointain avec les réalités.. Et il y a enfin, plus haut dans la hiérarchie, les démocraties, toujours imparfaites et en évolution, qui se caractérisent notamment par le fait qu’il y est procédé à des élections qui ne sont pas complètement une parodie et que le pouvoir peut même, à l’occasion, perdre.. On dit aujourd’hui n’importe quoi sur la Russie, qui, certes, n’est pas une démocrate parfaite, loin s’en faut, mais ni plus ni moins que ne l’était le Mexique eu temps de la toute puissance du PRI, voire le Japon du PLD, et qui demeure, si on la compare à sa situation en 1980, un des pays qui ont fait le plus de progrès dans le monde.. En revanche, les mêmes moralisateurs ne trouvent rien à redire, ou si peu, à la monarchie absolue d’Arabie saoudite qui n’est pas loin d’être un régime totalitaire.. Les deux derniers, normaliens et énarques, pourraient pourtant, nous semble-il, avoir le recul historique qui leur évite de prendre des positions aussi simplistes et aventurées.

Tous les cas étudiés dans la littérature sur l’ignorance sont un paradoxal hommage à l’autorité du vrai : s’émouvoir d’une absence de savoir, parcourir les limites de la connaissance existante mais aussi analyser la science « contraire », les tentatives de « capture » d’expertise ou de publication, tout cela n’a de sens que dans un univers où la science, celle qui prouve, qui explique et qui prédit, reste une valeur dominante.». Il est bien sûr possible de trouver, dans le corps même de l’enquête de l’ADEME, des raisons structurelles à ces réponses qui peuvent déconcerter les scientifiques, puisque les rapports du GIEC, depuis 1990, sont censés avoir transmis aux gouvernements et aux populations leur diagnostic de l’évolution du climat.. On pourrait donc imaginer qu’il y a là – dans cette ignorance de ce qu’est l’effet de serre dans sa représentation la plus simple – une explication majeure, pérenne et stable, à ce taux élevé de Français estimant qu’attribuer le réchauffement de l’atmosphère à l’augmentation de l’effet de serre n’est qu’une hypothèse sur laquelle les scientifiques ne sont pas tous d’accord .. On peut même relever qu’en 2010 les discours de la plupart des responsables politiques français, dont celui du Président Nicolas Sarkozy, ne faisaient montre d’aucune défiance vis à vis du diagnostic scientifique.. Pour la petite histoire, la dénonciation de la falsification par la première victime – le paléo-climatologue suédois Hakan Grudd, auteur de la courbe falsifiée – n’a pas été si facile que cela à obtenir (4).. C’est seulement après le succès de l’initiative d’une pétition (7) – lancée d’ailleurs plus par les quadragénaires de laboratoires des sciences du climat que par les chefs de file – que nombre de journalistes ont pu plaider avec succès auprès de leurs rédactions en chef la cause du respect de la vérité scientifique contre la volonté de « monter en épingle » un faux débat, démarche classique et commerciale pour une presse dirigée par des journalistes issus en général des services politiques.. La responsabilité des journalistes. Dans cette affaire, la responsabilité personnelle de David Pujadas est écrasante, car il a fait réaliser cette double interview contre l’avis du journaliste spécialisé en sciences de la rédaction.. Lorsqu’on lit attentivement les articles consacrés à une publication scientifique qui fait la «une », on est un peu effaré de constater que plus de 95% des auteurs de ces articles n’ont manifestement pas lu la publication en question : c’est par exemple le cas pour celle par laquelle Gilles Eric Séralini affirmait avoir démontré l’effet sanitaire dévastateur du Round Up et du maïs modifié pour supporter le glyphosate.. Ce ne sont pas les individus en tant que personnes humaines qui sont ainsi combattues, mais uniquement leurs discours et uniquement en ce qu’ils ne respectent pas les résultats et les méthodes de la science.

Dictateur arrivé au crépuscule d’un pays africain imaginaire, le vieux T’Zée semble avoir été tué dans les soubresauts d’une guerre civile.. Mais en est-on vraiment certain ?. Dans son palais présidentiel, au fond de la forêt équatoriale, son fils Hippolyte et sa jeune épouse Bobbi jouent leurs dernières cartes… Un amour monstrueux, dévoré par les ambitions politiques et l’ombre du chef suprême.. En 160 pages d’un récit âpre et moite, Apollo et Bruno racontent la fascination pour les régimes autoritaires de Centrafrique : le roman noir d’une apocalypse politique, durablement marquée par la décolonisation et les volontés d’indépendances…. Tous ont en commun un exercice présidentiel à vie, la chasse aux opposants, le détournement des ressources aux profits de leurs clans et un cynisme sans limite, déployé avec la connivence intéressée des démocraties occidentales.. Bardé de médailles, imposant la crainte dans sa tenue de parade et sa fonction militaire de haut rang, le personnage dicte – poing levé et lunettes noires en soulignant le caractère… – une politique de fer, pointée vers l’ensemble du continent soumis à son pouvoir.. En guise de toile de fond, une pirogue glissant sur un fleuve, quelques arbres exotiques et un soleil couchant suffisent à représenter une Afrique d’antan, digne des images colonialistes.. Passé par l’Angola et la République démocratique du Congo, Appolo songera dès 2008 à réaliser avec Brüno un album évoquant les soubresauts de la guerre civile, confrontant en parallèle l’Afrique contemporaine et l’esthétique des arts premiers.. Plus tard, l’auteur lira également Lieve Joris, écrivaine belge qui racontera une histoire du Congo, de la chute de Mobutu à l’avènement de Laurent-Désiré Kabila (président de 1997 à son assassinat en 2001), du Zaïre à la RDC.. Couverture pour l'édition spéciale en noir et blanc (Dargaud, 2022 ; tirage de 3 000 exemplaires).. (Planche 12 ; Dargaud 2022).. Une ville dans la jungle... (Dargaud 2022).. « T’Zée : une tragédie africaine » par Brüno et Apollo. Éditions Dargaud (22,50 €) – EAN : 978-2205089752. Editions Dargaud – version spéciale noir et blanc (27,00 €) – EAN : 978-2-205-20341-7

Mais, si le malheur est à la mesure du héros, il est pourtant, par lui-même, une épreuve où se traduit la misère de tous les hommes.. Et tous les hommes de tous les temps savent qu’il est souvent dur de se résoudre à aider une personne en danger, que le pouvoir doit nous en rendre responsables, nous et les nôtres... Ce sens de la décision du roi d’Argos, c’est Eschyle qui l’a introduit dans le mythe, lui donnant ainsi sa portée [2] .. La crise de folie du héros et le meurtre de ses enfants étaient dramatiques et spectaculaires : ce prolongement donne un sens nouveau à l’héroïsme, et offre ainsi une réponse à un problème qui est de tous les temps.. L’hésitation, le débat sont là ; mais aussi la faiblesse des rois, les frayeurs qu’inspire le peuple, les conflits de famille : tous sentiments qui sont de tous les temps.. Et pour finir, c’est par un autre débat intérieur et un autre changement d’avis que tout se résout : contrairement aux données du mythe, contrairement à l’évocation que fait Eschyle dans Agamemnon, Iphigénie accepte volontairement et librement d’être sacrifiée pour la Grèce !. Le sens humain qu’ils ont pris pour nous leur a été donné par les tragiques grecs.. Je le rappelle avec d’autant plus de force que, si nos passionnés de mythes semblent souvent oublier l’action, il est, je crois, monstrueux de représenter des tragédies grecques en supprimant les chœurs, comme on le fait parfois.

Lire aussi : 14-Juillet : guerre en Ukraine, prix de l’énergie, « Uber Files »… Retrouvez l’entretien d’Emmanuel Macron Il s’agissait de son premier long entretien télévisé depuis le début de son second quinquennat, près de cinq mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine, dans un contexte économique délicat, et alors qu’il n’a pas obtenu de majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des élections législatives de juin.. Au sujet de la coupure totale de gaz russe qui se fait de jour en jour plus probable et menace l’Europe en matière d’approvisionnement énergétique d’ici l’automne, le président de la République a admis que « la Russie utilise l’énergie comme elle l’utilise pour l’alimentation, comme une arme de guerre » .. Alors qu’il a mis l’accent sur la pénurie de main-d’œuvre touchant certains secteurs, le chef de l’Etat, questionné par Caroline Roux sur le fait que certains jeunes refusent aujourd’hui un emploi quand les conditions de travail, de logement ou de rémunération sont précaires voire difficiles, a répondu :. Le président de la République a annoncé vouloir qu’une réforme du travail voit le jour à la rentrée parlementaire, en septembre, afin de réformer notamment l’assurance-chômage, le revenu de solidarité active (RSA) – pour le conditionner à une activité d’accompagnement vers l’emploi –, l’emploi des seniors, l’apprentissage et les lycées professionnels.. Lire aussi :Article réservé à nos abonnés Elisabeth Borne tente un discours de la méthode devant l’Assemblée nationale Interrogé ensuite au sujet des « Uber files » , Emmanuel Macron a de nouveau fermement affirmé ne rien regretter quant à la réforme du marché des taxis mise en place entre 2014 et 2016, pendant laquelle l’actuel président, alors ministre de l’économie, avait soutenu et échangé avec le groupe américain de VTC Uber .. A propos du choix des députés de droite, qui ont aussi voté en majorité contre malgré un accord entre le président du groupe, Olivier Marleix, et le camp présidentiel, Emmanuel Macron a dit être optimiste sur le fait que cela ne se reproduirait pas sur des textes importants, estimant que « les LR auront du mal à expliquer devant leurs électeurs ce qu’ils ont fait l’autre soir » et disant croire « dans la sagesse de ces mêmes parlementaires pour les textes qui viennent ».

You might also like

Latest Posts

Article information

Author: Terence Hammes MD

Last Updated: 09/24/2022

Views: 5363

Rating: 4.9 / 5 (69 voted)

Reviews: 84% of readers found this page helpful

Author information

Name: Terence Hammes MD

Birthday: 1992-04-11

Address: Suite 408 9446 Mercy Mews, West Roxie, CT 04904

Phone: +50312511349175

Job: Product Consulting Liaison

Hobby: Jogging, Motor sports, Nordic skating, Jigsaw puzzles, Bird watching, Nordic skating, Sculpting

Introduction: My name is Terence Hammes MD, I am a inexpensive, energetic, jolly, faithful, cheerful, proud, rich person who loves writing and wants to share my knowledge and understanding with you.