Frontalier ou résident en Suisse : les avantages et les inconvénients (2022)

Dans les deux cas, les enjeux sont parfois importants et ils ne sont pas toujours connus des nouveaux arrivants, et les critères de choix parfois difficiles. Plusieurs questions se posent :

  • Quels sont les avantages à être résident en Suisse ?
  • Quels sont les avantages et inconvénients à être frontalier en Suisse ?
  • Vaut-il mieux vivre en Suisse ou en France quand on travaille en Suisse ?

Vous trouverez dans cet article toutes les réponses à ces questions, que nous aborderons sous l’angle des différentes thématiques, comme l’emploi, les salaires, le logement, la fiscalité ou encore les transports.

Emploi : pour travailler en Suisse, il vaut mieux être résident

Depuis quelques années, et notamment depuis la votation sur la limitation de l’immigration, les entreprises suisses se tournent plus volontiers vers les travailleurs locaux (ceux qui habitent en Suisse), qu’ils soient suisses ou étrangers. Les travailleurs frontaliers sont plus facilement écartés des processus de recrutement, en amont, et il est plus compliqué pour cette catégorie de travailleurs de trouver un emploi en Suisse. Et moins le métier est en tension et recherché, plus il est difficile pour un travailleur frontalier de trouver.

A profil équivalent, les recruteurs suisses sont près de 80% à recruter un profil local, selon une étude récente. Cette tendance a préférer les travailleurs locaux touche également de plus en plus les travailleurs qualifiés : certains professionnels RH, au stade de l’entretien, annoncent que pour travailler dans leur entreprise, il faudra être résident. Cette pratique autrefois prisée des établissements bancaires suisses, tend à s’étendre à d’autres secteurs.

Autre phénomène à mentionner : certaines entreprises ont clairement annoncé à leurs collaborateurs frontaliers qu’ils devaient s’installer en Suisse pour pouvoir continuer à travailler chez eux. Ces entreprise suisses sont rares, mais des cas existent, ce qui prouve qu’une forme de prise de conscience est faite dans certaines entreprises suisses : les locaux avant tout…

Enfin, si on prend le cas d’un couple qui trouve un emploi en Suisse depuis l’étranger, il est assez fréquent que l’un suive l’autre. Si celui qui suit souhaite travailler, il aura en général beaucoup plus d’opportunités d’emploi en Suisse qu’en France. Par ailleurs, si le conjoint qui suit souhaite lui aussi travailler en Suisse, il lui sera moins difficile de trouver un emploi en Suisse s’il est résident que s’il est frontalier. En effet, quand un couple s’installe en Suisse, le conjoint obtient le même type de permis de travail que celui qui est actif, ce qui n’est pas le cas quand on est frontalier.

L’avis de l’expert

(Video) Frontaliers en Suisse VS Résidents en Suisse : les avantages et les inconvients

Pour trouver un emploi en Suisse, il est aujourd’hui clairement plus simple d’être résident que frontalier. Des opportunités se ferment par le simple fait d’être frontalier, y compris dans les métiers qualifiés et en tension. Même si la tendance ne se généralise pas et que de nombreux frontaliers trouvent un emploi en Suisse chaque mois, il est préférable, dans une optique long terme, en tant que nouveau candidat en Suisse, d’accepter une installation dans le pays. Par ailleurs, si vous êtes frontalier en activité, il peut être intéressant de songer à une installation en Suisse, notamment en cas de perte d’emploi, car il vous sera moins difficile de retrouver un emploi en tant que résident.

Salaire et négociation salariale : clair avantage aux résidents

Les employeurs le savent bien : le coût de la vie d’un travailleur frontalier est sans comparaison avec celui d’un résident. En conséquence, bon nombre de sociétés vont, à poste égal, rémunérer moins bien un travailleur frontalier qu’un travailleur local (ce qui, dans un esprit d’équité salariale, n’est pas complètement insensé, encore faut-il être capable de mesurer justement cette différence de coût de la vie). En clair, à poste égal, le salaire d’un frontalier sera fréquemment moins élevé que celui d’un résident.

Sur le terrain, les pratiques sont très diverses : une PME et une multinationales n’auront pas les mêmes approches d’un point de vue de la rémunération, mais la qualification du travailleur va aussi rentrer en ligne de compte, car plus le métier sera recherché, moins l’employeur cherchera en général à baisser le salaire d’un salarié qu’il a eu du mal à recruter, fût-il frontalier.

Enfin, les plus touchés par cette différence salariale sont vraisemblablement les frontaliers ayant un emploi temporaire, la différence de salaire par rapport à un local étant parfois supérieure à 20%.

L’avis de l’expert

Il est probablement plus simple de négocier son salaire à la hausse quand on est résident. Le sujet de la différenciation du salaire frontalier VS résident est un thème qui revient souvent et qui pose problème aux patrons de PME suisses car si deux salariés font le même métier et ont le même profil, ils devraient en toute logique avoir des salaires équivalents. Sauf que l’un possède objectivement un pouvoir d’achat supérieur à l’autre, compte tenu du coût de la vie qui est plus élevé en Suisse que dans tous les pays limitrophes.

Quel que soit votre choix, n’oubliez pas un point important : c’est bien à l’entrée que se négocie le salaire. Une fois dans la société, l’évolution de salaire sera moindre, voire inexistante selon les sociétés. Dans tous les cas également, ne négligez pas le coût de la vie (en zone frontalière et en Suisse), et ne comparez surtout pas avec les salaires que vous aviez dans votre pays d’origine, mais regardez plutôt ce qui se pratique en Suisse. Enfin, il peut y avoir, pour un même métier, de très grandes différences de salaires selon que vous travaillez dans une multinationale ou un grand groupe, ou une PME.

Intégration en Suisse : net avantage aux résidents

5 ans : c’est le temps qu’il faut en moyenne pour comprendre la culture d’un pays, en vivant dans le pays au contact des «locaux». La Suisse est un pays à part entière, dont la culture est très éloignée de celle qu’on a en France. Et dans la partie francophone, nombreux sont les étrangers francophones à tomber dans le piège qui consiste à croire que parce que la langue est la même, la culture est identique.

Un travailleur frontalier, par son mode de vie pendulaire et transfrontalier, passe à côté de l’essentiel de ce qui fait la culture suisse : la vie de tous les jours, les relations de voisinage, les amitiés, la verrée après le travail, la fondue moitié-moitié en station etc…

Il ne faut pas oublier qu’en Suisse on va raisonner principalement « local » dans le sens où vos interlocuteurs vont aussi vous juger sur votre implication locale : ici, le sens de la communauté est très développé, et la contribution de chacun est un facteur essentiel d’intégration. Par exemple, un résident étranger qui s’implique dans une association de sa commune aura beaucoup plus de chances de s’intégrer et d’être accepté qu’un travailleur frontalier étranger qui rentre chez lui tous les soirs. Ça paraît évident, mais il faut le dire…

L’avis de l’expert

Quand je suis arrivé en Suisse en 2001, j’avais le choix entre le statut de résident et celui de frontalier. J’ai choisi de résider dans le pays, et de ne pas côtoyer mes pairs étrangers mais plutôt d’aller vers les «locaux». Cela m’a pris 4 ans avant d’être réellement accepté, et c’est probablement le temps qu’il m’a fallu pour commencer à comprendre la culture suisse. Cette compréhension a été déterminante pour mon intégration, et pour la suite de mon expérience professionnelle. En clair, si vous avez le choix, installez vous dans le pays et embrassez la culture locale, très peu connue des français et surtout emprunte de nombreux fantasmes. Ce que je lis encore aujourd’hui dans la presse française me montre à quel point les français ne connaissent pas leurs voisins helvètes.

(Video) 3 principales dépenses en Suisse - Frontalier et Résident Suisse - Coût de la vie

Enfin, je suis encore sidéré de voir des frontaliers qui travaillent en Suisse depuis 5, 10 ou 15 ans et qui connaissent finalement très peu de choses sur le pays. Ce décalage, et cette absence d’intérêt pour la culture locale lié au statut est forcément un facteur qui renforce les tensions entre frontaliers et résidents.

Assurance maladie : avantage aux frontaliers

Que ce soit en Suisse ou en France, c’est LE sujet qu’il ne faut pas aborder : l’assurance maladie (couramment appelée LAMal, ou loi sur l’assurance maladie obligatoire), et surtout son coût. En Suisse, l’assurance maladie est à la charge intégrale du salarié, et individuelle.

Cela signifie concrètement qu’une famille de 4 personnes paiera 4 primes d’assurance maladie, avec certes des prix réduits pour les enfants, et des possibilités d’aides (subsides) pour les plus démunis, ce qui représente un budget significatif pour les ménages en Suisse. Globalement, les primes d’assurance maladie ne font qu’augmenter depuis que la LAMal existe, avec des différences entre les cantons et les classes d’âge, et ces augmentations sont parfois très élevées d’une année à l’autre.

Du côté de l’assurance maladie des frontaliers, les nouveaux venus ont le choix entre le système suisse (LAMal) et l’affiliation à la CMU frontaliers (CNTFS). La LAMal pour frontaliers fonctionne de la même manière que pour les résidents, avec quelques spécificités : il n’y a pas de franchise notamment, et il est impossible de souscrire une assurance complémentaire. En revanche, l’affiliation à la LAMal pour frontalier permet, moyennant quelques démarches, de s’affilier au régime général de la Sécurité sociale français. Difficile cependant de choisir entre les deux systèmes, tant ils sont différents, mais les critères sont globalement la taille de la famille, et l’état de santé des assurés. Finalement, ce choix procure aux frontaliers un avantage que les résidents en Suisse n’ont pas.

L’avis de l’expert

L’assurance maladie est un sujet très sensible, que vous soyez résident ou frontalier, et les choix que vous ferez peuvent avoir des conséquences importantes pour la suite. Ce thème peut notamment avoir un impact important sur la décision ou pas de s’installer en Suisse. A titre d’exemple, si vous souffrez d’une maladie chronique ou devez prendre un traitement coûteux à vie, le poste d’assurance maladie peut vous revenir très cher (même s’il existe des solutions). Mon conseil est donc de confier ces questions à un professionnel qui aura un avis objectif sur le sujet.

Allocations familiales : léger avantage aux résidents en Suisse pour les allocations de naissance

Les allocations familiales sont, en Suisse, déterminées par une loi fédérale pour l’ensemble de la population. Cette loi est ensuite complétée, s’ils le souhaitent, par les cantons qui peuvent ainsi améliorer les primes. Ainsi, les allocations familiales sont de 200 francs suisses par enfant selon la loi fédérale, et de 300 francs suisses dans le canton de Genève ou encore 230 francs suisses dans le canton de Berne.

Les frontaliers pour leur part bénéficient, dans la plupart des cas, de l’allocation différentielle : la Suisse verse ainsi la différence entre les prestations reçues dans le pays de résidence, et les prestations que le travailleur aurait eues s’il était résident en Suisse. Sur le plan strict de l’allocation par enfant, résidents et frontaliers ayant la même structure familiale touchent la même chose.

En revanche, certains cantons versent une allocation de naissance, qui va de 1000 à 3000 francs suisses par enfant selon les cantons et les situations familiales. Cette aide n’est pas versée aux travailleurs frontaliers.

L’avis de l’expert

Comparativement à certains pays limitrophes, et notamment la France, les allocations familiales sont plutôt généreuses. Mais si vous les remettez dans le contexte du coût de la vie, elles sont à un juste niveau… pour les résidents. Pour les frontaliers, elles sont plutôt intéressantes, mais attention : l’allocation différentielle suisse ne va pas tenir compte uniquement des allocations familiales touchées par enfant, mais de toutes les prestations offertes (comme par exemple les subventions pour garde d’enfant à domicile), ce qui va venir en déduction de ce que vous pourriez toucher.

Éducation : avantage aux résidents en Suisse

Nous ne parlerons dans la suite que de l’enseignement public des pays. Si on observe les différentes études menées sur le sujet de l’éducation dans les différents pays (étude PISA, WEF), et notamment le système éducatif en Suisse, il en ressort :

(Video) TRAVAILLER EN SUISSE ET VIVRE EN FRANCE, EST-CE VRAIMENT MIEUX ?

  • que d’un point de vue général, le système éducatif est a priori de meilleure qualité : selon l’indice de qualité de l’enseignement du World Economic Forum (WEF), la Suisse est en première position en 2018, et la France 26ème.
  • que sur le sujet des sciences, l’enseignement suisse semble être également de meilleure qualité. Ce résultat ressort de l’étude PISA (la France étant à peine au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE) et encore plus fortement de l’étude du WEF, qui positionne la Suisse en 3ème position sur l’enseignement des Mathématiques et des Sciences, la France étant pour sa part 21ème.
  • que d’un point de vue global, le pourcentage d’élèves très performants dans au moins un domaine d’évaluation (étude PISA) est de 22,2% pour la Suisse, et 18,4% pour la France. A l’inverse, le pourcentage d’élèves peu performants dans l’ensemble des 3 domaines (Sciences, compréhension de l’écrit et Mathématiques) est de 10,1% pour la Suisse et 14,8% pour la France

L’avis de l’expert

Il y a un sujet que je n’ai pas abordé ici : l’enseignement français en Suisse. Pour en avoir eu connaissance à travers mon réseau, celui-ci est de qualité et satisfait la plupart des parents. La comparaison ci-dessus ne prend en point de comparaison que les enseignements dans les pays respectifs, et tant l’enseignement en Suisse qu’en France semble connaître quelques difficultés, qui sont objectivement beaucoup plus importantes en France qu’en Suisse.

Impôts : net avantage aux résidents en Suisse

En Suisse, l’impôt sur le revenu est progressif dans la plupart des cantons : plus vous gagnez, plus le taux d’imposition augmente. C’est le même fonctionnement en France. Mais la comparaison s’arrête là, car les modes de calculs sont si différents qu’il semble difficile d’effectuer une comparaison sans cas concrets (ce qui serait trop long ici). Voici cependant quelques règles à avoir en tête :

  • Quand en France, il existe un nombre très important de dispositifs fiscaux permettant de baisser son impôt sur le revenu (plusieurs centaines), ils sont en Suisse beaucoup plus restreints (mais pas pour autant moins efficaces).
  • Le gouvernement Hollande a fortement impacté le mode de calcul des impôts, de sorte qu’il soit plus défavorable aux personnes ayant des revenus confortables. Par exemple, l’impact du quotient familial a été réduit, voire anéanti, pour les foyers ayant un certain niveau de revenu.
  • En France, seuls 48% des foyers paient l’impôt sur le revenu. A titre de comparaison, dans le canton de Genève, un tiers des contribuables ne paient pas d’impôt, dans le canton de Vaud ils sont un quart, et 23% dans le canton du Jura. En clair, le paiement de l’impôt, et donc le financement du pays, et beaucoup plus justement réparti en Suisse qu’en France.
  • Certains impôts n’existent pas en Suisse, comme la taxe d’habitation en France, qui certes va disparaître en 2020, mais qui sera très probablement remplacée par une taxe destinée à financer les collectivités locales. Les spécialistes s’attentent notamment à ce que les ménages les plus aisés et les entreprises soient mis à contribution.
  • Si on prend le cas des frontaliers, leurs revenus sont fiscalisés en France dans certains cantons (Vaud, Valais, Jura, Neuchâtel par exemple…), alors qu’ils sont fiscalisés en Suisse dans d’autres cantons (Genève et Zürich notamment). Dans ce cas, leurs revenus suisses sont pris en compte dans l’assiette de calcul du montant global d’impôt du foyer à payer en France (ce qui a en général pour effet d’augmenter le taux d’imposition du foyer) mais il est appliqué uniquement sur les revenus du travail de source française (il n’y a pas de double imposition sur les revenus perçus en Suisse).

L’avis de l’expert

Dans l’esprit collectif, et notamment de ceux qui ne connaissent pas la Suisse ou qui lisent et écoutent les mauvais media :-), la Suisse est un pays où on ne paye pas beaucoup d’impôt. C’est, pour les particuliers, plutôt faux, et avec la fin de régimes spéciaux des entreprises étrangères en Suisse, ce sera probablement également le cas pour les personnes morales (sociétés).

Pour revenir sur le sujet des frontaliers, je pense que compte tenu de l’état des finances publiques françaises, il est plus que certain que la pression fiscale (qu’elle soit directe ou indirecte) ne fera qu’augmenter dans les années à venir, le pays n’ayant clairement pas engagé d’actions profondes de limitation des coûts de la dépense publique. A l’inverse, la Suisse, pays peu endetté, possède une marge de manœuvre sur le dossier fiscal que la France n’a pas.

Facilité de se loger : moins compliqué en France, mais peut-être plus pour très longtemps

Le logement est le principal poste de coût des ménages en Suisse.
Les prix du logement, tant à la location qu’à l’achat sont objectivement plus élevés en moyenne en Suisse qu’en France, et particulièrement en périphérie des grandes villes et dans l’arc lémanique.

Le taux de logements vacants varie de 0,44% (Zug) à 2,98% (Soleure, chiffres 2018). Pour mémoire, dans le canton de Genève, canton pénurique en termes de logements, ce taux est de 0,53%.
Plus le taux de vacance (rapport entre le nombre de logements disponibles et le nombre total de logement) est bas, plus la tension est importante sur les prix. Attention, car dans un même canton, des différences importantes de taux de vacance existent selon les communes.

Par exemple, dans le canton de Vaud où le taux de vacances est de 1,08%, certaines communes ont un taux de vacance de plus de 3, voire 4% ! Aussi, en s’éloignant des centres urbains et des zones très prisées (bord de lac…), il est possible de trouver des logements à la location ou la vente avec des prix très abordables, et en tous les cas comparables à ceux qu’on trouve en France en zone frontalière, où la tension est également très vive, avec des prix parfois très élevés.

Concrètement, les taux de vacances en Suisse sont encore trop bas pour voir une baisse des prix se généraliser, mais la construction d’un nombre important de logements, dans des zones habituellement peu pourvues, comme le canton de Zürich ou de Genève, vont probablement avoir un effet de baisse sur les prix. A titre d’exemple, d’importants projets immobiliers dans les cantons de Genève et Vaud entre 2021 et 2030 devraient permettre d’augmenter le nombre de logements dans ces zones de 2’500 environ.

Côté français, trouver un logement en zone frontalière reste également difficile, avec des prix parfois totalement injustifiés. S’ajoute à cela des décisions de certains bailleurs de réserver certains logement à des personnes ne travaillant pas en Suisse, et vous obtiendrez également une très forte tension sur le logement pour les frontaliers.

L’avis de l’expert

(Video) FAQ spéciale FRONTALIER SUISSE part.2 (les meilleures villes, mon épargne, l'anglais obligatoire..)

Cela fait plusieurs semaines que des lecteurs me fournissent des informations sur le logement en Suisse, qui s’améliore. Si on n’y est pas encore, il est certain que l’augmentation du nombre de logements aura un impact sur les prix (en 2017, une baisse du prix des logements de l’Arc lémanique de 4% a été observée), mais cela risque de prendre encore un peu de temps pour que les loyers et prix de l’immobilier soient «abordables». Toutefois, et il est important de le noter, le prix élevé des logements n’est pas généralisé sur toute la Suisse mais concerne au contraires quelques régions et zones bien identifiées.

Chômage : net avantage aux résidents

Les étrangers qui résident en Suisse bénéficient des prestations chômage en Suisse. Ces prestations sont versées tant que les droits du bénéficiaire sont ouverts. La durée de versement dépend de la durée de travail, et le montant est calculé sur la base des 6 derniers salaires de cotisation (ou les 12 s’ils sont plus avantageux pour l’assuré). En Suisse, les prestations chômage sont calculées sur la base de ce qu’on appelle le gain assuré, qui est au maximum de 148 200 francs suisses par an.

L’indemnité chômage représente au final 70% du gain assuré, avec un maximum de 12 350 francs suisses par mois (gain assuré). Dans certains cas, il est possible de toucher 80% du gain assuré : les personnes ayant des enfants de moins de 25 ans à charge notamment. La durée de l’indemnisation est de 24 mois au maximum.

Concrètement, une personne qui habite en Suisse touchera donc au maximum 80% x 12350 = 9 880 francs suisses bruts.
Il existe bien évidemment de nombreux cas spécifiques que nous n’abordons pas ici pour des raisons de simplification, ces cas et situations donnant droit à des prestations différentes.

Quand on est frontalier, c’est le pays de résidence qui prévaut pour la prise en charge de l’assurance chômage (cette règle est susceptible d’évoluer dans le temps, mais dans l’immédiat c’est encore la France qui prend en charge les frontaliers français pour leurs prestations chômage).

En France, la durée maximum est de 24 mois, 36 pour les seniors. L’indemnité chômage est calculée sur la base des 12 derniers mois de salaire, avec une allocation qui est au maximum un peu plus de 248 euros bruts par jour, versée sur la base du nombre de jours dans le mois. Par exemple, un travailleur frontalier ayant des enfants bénéficiant de l’indemnité maximale touchera donc, pour un mois de 31 jours : 8248 x 31 =7 688 = EUR bruts (si on prend le taux de change EUR CHF du moment cela représente 8 651 francs suisses bruts).

L’avis de l’expert

Le chômage, c’est le dossier explosif de ces prochaines années pour les frontaliers, et probablement ce qui motive les entreprises suisses à recruter plus volontiers des locaux. Je m’explique : le règlement communautaire envisage que l’assurance chômage soit prise en charge dans le futur par les pays qui recrutent les frontaliers. En clair, la Suisse devrait prendre en charge le chômage de plus de 250 000 frontaliers, ce qui lui coûterait une fortune d’une part (n’oublions pas que la Suisse profite des prélèvements sociaux des frontaliers et que ce sont les autres pays qui financent le chômage), et d’autre part ce qui aurait pour conséquence d’impacter ses chiffres du chômage (n’oublions pas aujourd’hui que la Suisse «exporte» une partie de son chômage car quand une entreprise licencie un frontalier, celui-ci rentre dans les statistiques de son pays de résidence, et pas en Suisse). Dans cette perspective, il est probable que les entreprises, par solidarité nationale, anticipent et limitent le nombre de frontaliers.

Transport : avantage aux résidents

Il n’est un secret pour personne que les travailleurs frontaliers ont des trajets réguliers et parfois importants en durée et distances pour se rendre sur leur lieux de travail en Suisse.
Ces trajets professionnels sont à la fois des postes de coûts supplémentaires pour les frontaliers, et représentent un temps de trajet parfois non négligeable qui influe sur le confort et la qualité de vie des travailleurs frontaliers. Ces transports peuvent se faire en voiture, en train, plus rarement en car ou bus.

Du côté des résidents, il existe un certain nombre de personnes qui habitent loin de leur lieux de travail, et parfois même dans un autre canton (les pendulaires). Si la proportion de résidents dans ce cas augmente, ces personnes ont dans tous les cas des trajets beaucoup plus courts que les frontaliers.

L’avis de l’expert

Le transport est un sujet important souvent négligé par les personnes concernées. En plus de coûter cher (et cela coûtera de plus en plus cher compte tenu des dispositions environnementales), un transport quotidien d’un frontalier en voiture ou transport en commun influe sur sa santé. Résider dans le pays, c’est mettre fin à ce qui peut parfois être qualifié de source de stress et de fatigue.

(Video) MES DÉPENSES MENSUELLES EN TANT QUE FRONTALIER SUISSE 🇫🇷🇨🇭

Conclusion : alors, qui a gagné le combat ?

Le choix n’est évidemment pas simple, sinon le post ne serait pas aussi fourni. Il y a des sensibilités, des envies, et j’espère que cet article mettra sous vos yeux un certain nombre de réalités et de faits concrets qui vous aideront à décider. A titre personnel, je préfère 1000 fois la situation de résident en Suisse que celle de frontalier (j’ai connu les 2 statuts et notamment vécu en Suisse un peu moins de 9 ans).

En effet, le fait d’être frontalier me donne le sentiment de vivre une vie parallèle, avec une certaine forme de déconnexion du pays où je travaille. Difficile en effet de «sentir» un pays, ce que les gens ressentent, quand on n’y habite pas. Mais ce n’est que mon point de vue et le vôtre m’intéresse beaucoup.

FAQs

Est-ce rentable d'être frontalier Suisse ? ›

Emploi et rémunération

Le marché de l'emploi en Suisse est dynamique, et le taux de chômage moins élevé qu'en France : il était de 5 % de la population active au deuxième semestre 2021, contre 8 % dans l'Hexagone2. Le pays a beau être notre voisin, le quotidien au travail est bien différent.

Quel avantage d'être frontalier Suisse ? ›

Le principal avantage procuré par un emploi en Suisse est bien évidemment le salaire. En effet, à poste équivalent, le salaire est plus ou moins le double en Suisse par rapport à la France. Cela peut vite devenir très intéressant.

Quels sont les avantages de vivre en Suisse ? ›

Le taux de chômage y est particulièrement faible et pointe à 3.1% en 2016. C'est plus de trois fois moins important qu'en France. Cerise sur le gâteau, le salaire moyen suisse est de 7928 euros ! Certes, tout est plus cher, mais vous gagnerez quand même 25% de pouvoir d'achat.

Quels sont les inconvénients de vivre en Suisse ? ›

3ème danger : se mettre en situation financière difficile par méconnaissance du coût de la vie. La Suisse est un pays qui possède un coût de la vie très élevé, parmi les plus élevés d'Europe.

Quels sont les avantages d'être frontalier ? ›

Les avantages économiques pour un travailleur frontalier

Le frontalier peut être avantagé par le marché du travail et sa conjoncture, par sa rémunération salariale, par des privilèges fiscaux ou encore par rapport à son pouvoir d'achat.

C'est quoi un bon salaire en Suisse ? ›

Pas de SMIC sur l'échelle nationale en Suisse

Le salaire minimum moyen en Suisse est de CHF 21 (de l'heure), ce qui représente 20,22 € par heure. En l'occurrence, si cet employé travaille 8 heures par jour, et ce pendant 20 jours par mois, le salaire le plus bas serait de 3 235,20 € brut mensuel.

Est-il facile de travailler en Suisse ? ›

Le marché de l'emploi suisse attire bon nombre de professionnels étrangers (frontaliers ou résidents) : les salaires et conditions de travail en Suisse sont en général bons, et bien meilleurs que dans beaucoup de pays d'Europe, et notamment la France.

Quelle distance pour être frontalier ? ›

En principe, la zone frontalière correspond à une profondeur de 20 kilomètres situés de part et d'autre de la frontière.

Comment travailler en Suisse en etant frontalier ? ›

Vous devez posséder un permis délivré par les autorités cantonales est obligatoire : Le permis B pour les résidents longue durée, qui ont trouvé un emploi en Suisse et qui désirent y habiter. Pour l'obtenir, vous devez posséder un contrat de travail ou une promesse d'embauche d'une durée d'un an minimum.

Quelles sont les conditions pour vivre en Suisse ? ›

Vous pouvez être obligé de déposer un permis de séjour. Il faut présenter certains papiers administratifs comme : Votre pièce d'identité valide et celle de tous les membres de la famille qui vont vivre en Suisse. Un justificatif d'affiliation à l'assurance maladie de base.

Quelle est la mentalité des suisses ? ›

Marie Maurisse nous apprend ainsi que la mentalité suisse prône "la paix du travail ". Véritable ciment entre tous les cantons, cette mythologie va systématiquement dans le sens de l'effort collectif et de la bonne entente.

Comment est la vie en Suisse ? ›

Le coût de la vie en Suisse est très élevé par rapport au cout de la vie en France, en moyenne la vie y est 62% plus cher. Cependant, il s'agit d'un chiffre à relativiser. Si vous souhaitez vivre en Suisse, il y a de fortes chances pour que vous y travaillez aussi et cela fait toute la différence.

Est-ce qu'on peut vivre en Suisse ? ›

Les démarches pour vivre en Suisse

Pour entrer en Suisse, les citoyens de l'UE ou de l'EEE doivent seulement être munis d'un passeport ou d'une carte d'identité et ne pas représenter de menace pour la sécurité et l'ordre publics.

Quand est on considère comme frontalier ? ›

Dans ce cadre, le frontalier est une personne qui exerce son activité professionnelle sur le territoire d'un Etat membre et réside sur le territoire d'un autre Etat membre, où il retourne en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine.

Quelle différence entre frontalier et transfrontalier ? ›

Un travailleur transfrontalier (ou frontalier) est une personne (généralement salariée) frontalière qui habite dans un pays et travaille dans le pays voisin. La dénomination "travail frontalier" date du début du XX e siècle.

Comment déclarer ses impôts en tant que frontalier ? ›

Ce qu'il faut cocher : Dans le cas où un contribuable est frontalier, il doit cocherons la déclaration 2047 la case "SALAIRES SUISSES" (flèche rouge ci-dessous). Un contribuable qui a eu plusieurs employeurs en 2020 devra utiliser plusieurs fiches d'aide au calcul du salaire suisse net imposable.

Quelle métier gagné le plus d'argent Suisse ? ›

Ingénieur : cette spécialisation est le gage d'obtenir de très bons salaires avec un salaire médian de CHF 97 000 qui monte à CHF 145 000 dans la finance et les banques, CHF 120 000 dans le marketing et la construction de machines.

C'est quoi un bon salaire ? ›

Autrement dit, 10% des salariés du privé perçoivent une rémunération mensuelle inférieure à 1.343 euros net. À l'extrême opposé, les 10% des salariés les mieux payés gagnent plus de 4.033 euros net par mois.

Pourquoi le salaire est élevé en Suisse ? ›

Voici pourquoi, selon le site du service public audiovisuel français: «Parce que les Suisses travaillent plus»; «parce que la vie est plus chère en Suisse»; «parce que les Suisses doivent payer des assurances maladie privées».

Quel est le salaire minimum en Suisse ? ›

Depuis le 1er janvier 2022, le salaire horaire de base doit être au moins égal à 21.48 fr. En 2021, le salaire horaire de base devait être au moins égal à 21.36 fr. Du 1er novembre au 31 décembre 2020, le salaire horaire de base devait être au moins égal à 21.23 fr.

Comment fonctionne le travail en Suisse ? ›

Temps de travail hebdomadaire

Selon le site de la République et Canton de Genève, les Suisses travaillent en moyenne 45 heures par semaine pour un travailleur occupé à 100 %, ce qui est considérablement plus long en comparaison avec les 35 heures en France.

Où vivre pour travailler en Suisse ? ›

Pour s'installer, de nombreuses familles privilégient les villes frontalières de Haute-Savoie comme Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, Bons-en-Chablais, Douvaine, Veigy, Neuvecelle, Publier, Lugrin… Ces villes offrent un cadre de vie des plus agréables, entre lac et montagne.

Comment savoir si je suis frontalier ? ›

Est considéré comme frontalier tout travailleur qui réside dans la zone frontalière et qui exerce son activité professionnelle dans la zone frontalière d'un autre État et qui retourne en principe chaque jour à son domicile.

Qui est considéré comme frontalier avec la Belgique ? ›

Est considéré comme travailleur frontalier, toute personne domiciliée dans un état membre de l'Union européenne, salariée dans un autre état membre, et qui y revient tous les jours ou, au minimum, une fois par semaines. Le travailleur frontalier est soumis à la législation du pays où il exerce sa profession.

C'est quoi un frontalier ? ›

En droit de l'Union européenne, un travailleur frontalier est un travailleur qui exerce une activité dans un État et qui réside dans un autre État. Les conditions de retour dans l'État de résidence sont relativement souples.

Qui est considéré comme frontalier en Suisse ? ›

Qu'est ce que le statut de Frontalier avec la Suisse ? Un travailleur frontalier est une personne qui exerce une activité lucrative, indépendante ou salariée, dans un pays différent de son pays de résidence et qui retourne au moins une fois par semaine à son domicile, et ce quelle que soit sa nationalité !

Comment postuler pour un emploi en Suisse ? ›

Le dossier de candidature complet ou traditionnel est composé :
  1. d'un CV suisse.
  2. d'une lettre de motivation.
  3. de vos différents certificats de travail et de formation continue (les copies)
  4. d'une copie de vos diplômes universitaires ou professionnels.
  5. de tout document qui peut apporter du sens à votre candidature.
Feb 6, 2021

Quel métier faire en Suisse sans diplôme ? ›

En Suisse, il existe des professions qui permettent d'être très bien rémunéré sans diplôme.
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10 métiers sans diplôme, mais bien payés
  1. Courtier immobilier. ...
  2. Conseiller de vente automobile. ...
  3. Entrepreneur. ...
  4. Journaliste de télévision. ...
  5. Courtier en assurances. ...
  6. Community manager.
Mar 7, 2022

Comment se faire domicilier en Suisse ? ›

Le permis de résidence qui est nécessaire pour une domiciliation en Suisse est le Permis B d'une durée de 5 ans puis vous pourrez demander le Permis C (après 5 ans de résidence) qui est le permis d'établissement. L'obtention de ce type de séjour est contrôlée et complexe.

Comment avoir une résidence en Suisse ? ›

La résidence permanente, le livret C : Celui-ci s'obtient après un séjour d'au moins 5 ans dans le pays. Aucune condition spéciale n'est requise. Pour les frontaliers, le livret G : Il concerne les frontalier résident dans un état membre de l'UE et travaillant en Suisse.

Comment obtenir le statut de résident Suisse ? ›

Un contribuable non-résident (résident à l'étranger) imposé à la source peut prétendre au statut de quasi-résident si au minimum 90% des revenus mondiaux sont imposables en Suisse. Pour un couple marié, les revenus mondiaux des époux doivent être additionnés et au moins 90% de ce total doit être imposable en Suisse.

Comment sont les Suisses ? ›

“Les Suisses sont comme tout le monde, ils critiquent aussi leur chef, mais plutôt dans un cadre privé et jamais en face”, ajoute-il. A contre-courant donc de notre culture latine, “plus confrontationnelle”, renchérit Yann. “S'il y a un problème, on ne va pas forcément venir te le dire tout de suite”.

Comment les Suisses voient les Français ? ›

Les Suisses parlent aussi de la façon de parler à la française : Trop de « heu… », une tendance à préciser le prénom de l'interlocuteur à la fin des phrases, et une incapacité à parler anglais correctement… Découvrez ces stéréotypes sur les Français, vus par des Suisses, dans cette vidéo réalisée par notre partenaire ...

Comment se comporter en Suisse ? ›

10 conseils indispensables pour bien débuter en Suisse
  • Au travail, entraînez-vous à faire (et à avoir) confiance. ...
  • Comprenez le principe général du droit du travail en Suisse. ...
  • Avoir la « suisse attitude » en entreprise. ...
  • Faites taire votre culture française, elle est un peu trop bruyante pour les Suisses.
Oct 2, 2009

Quelle est le coût de la vie en Suisse ? ›

Le coût de la vie en Suisse est 63 % plus élevé qu'en France. Le pouvoir d'achat local y est cependant 41 % plus élevé. En voyage, prévoyez un budget sur place d'au moins 159 € / jour et par personne (157 CHF / jour).

Pourquoi la vie est si chère en Suisse ? ›

Les domaines typiquement axés sur les services, tels que l'éducation, le loyer, les soins de santé, mais aussi les biens tels que la viande, sont beaucoup plus chers que dans d'autres pays. En matière de logement, nous sommes pratiquement deux fois plus chers que la moyenne européenne.

Quel est le prix d'un loyer en Suisse ? ›

En Suisse alémanique, la fourchette des loyers varie entre CHF 1'100. - et CHF 1'900. -, avec une moyenne à 1'350.

Est-ce que c'est cher en Suisse ? ›

Les autorités suisses qualifient elle-même leur pays « d'îlot de cherté« , et la Suisse est un des pays qui possède le coût de la vie le plus élevé. Selon les chiffres de l'OCDE, le coût de la vie était par exemple 17% plus élevé en Suisse qu'en France ou en Allemagne en 2007.

Quel est le salaire moyen d'un Suisse ? ›

Différences de salaires en Suisse selon les cantons

Par exemple, le salaire moyen brut mensuel tous secteurs confondus est de 6 560 francs suisses à Zurich, contre un peu plus de 5 300 francs suisses au Tessin.

Quel est le coût de la vie en Suisse ? ›

Le coût de la vie en Suisse est 63 % plus élevé qu'en France. Le pouvoir d'achat local y est cependant 41 % plus élevé. En voyage, prévoyez un budget sur place d'au moins 159 € / jour et par personne (155 CHF / jour).

Quel est le SMIC en Suisse en 2021 ? ›

Eléments liés au calcul du salaire

Depuis le 1er janvier 2022, le salaire horaire de base doit être au moins égal à 21.48 fr. En 2021, le salaire horaire de base devait être au moins égal à 21.36 fr. Du 1er novembre au 31 décembre 2020, le salaire horaire de base devait être au moins égal à 21.23 fr.

Quel est le SMIC en Suisse net ? ›

Depuis le 1er janvier 2022, le salaire minimum à Genève est de 23,27 CHF de l'heure. Vous pouvez utiliser le calculateur du Canton pour évaluer votre salaire mensuel ou annuel. La différence est grande avec le SMIC français.

Quel est le SMIC en Suisse en 2020 ? ›

Caractéristiques du SMIC Suisse

L'un d'eux est Genève, où en 2020 le salaire minimum vient d'être fixé comme étant le plus élevé au monde. Un paiement de CHF 23 par heure de travail a été adopté lors d'un référendum au cours duquel jusqu'à 58% des personnes interrogées ont voté en faveur des changements.

Qu'est-ce qui est moins cher en Suisse ? ›

Téléphones portables, tablettes, imprimantes, appareils de photo, haut-parleurs et jeux vidéo sont, pour le client, moins chers en Suisse que dans les pays limitrophes. Le dernier relevé de prix effectué en avril démontre une tendance inverse à celle qui s'opère dans les cosmétiques, les magazines ou les vêtements.

Qu'est-ce qui coûte le plus cher en Suisse ? ›

Le prix de la viande est un des exemples de marchandises où la différence de coût est significative : alors qu'en France la viande coûte 22% plus chère qu'en moyenne dans l'UE (cette différence est de 26% en Allemagne) elle est 97% plus chère en Suisse.

Est-ce que c'est cher en Suisse ? ›

Les autorités suisses qualifient elle-même leur pays « d'îlot de cherté« , et la Suisse est un des pays qui possède le coût de la vie le plus élevé. Selon les chiffres de l'OCDE, le coût de la vie était par exemple 17% plus élevé en Suisse qu'en France ou en Allemagne en 2007.

Retrouvez sur cette page des informations utiles sur le statut du frontalier suisse, le permis de travail frontalier (permis G), les accords bilatéraux, le change de devises EUR CHF, l’assurance santé frontalier suisse … et des liens vers des ressources plus complètes.. Grâce à la mise en place des accords bilatéraux entre la Suisse et les pays des l’Union européenne, il existe une véritable libre circulation des personnes qui permet à tout frontalier suisse de nationalité étrangère de travailler en Suisse facilement (le marché du travail est alors complètement ouvert à ces personnes, ce qui signifie qu’il n’y a pas de barrières légales à se faire employer par une entreprise suisse, et obtiennent le permis de travail automatiquement dès lors qu’un contrat de travail est signé).. Grâce aux accords bilatéraux, les Suisses peuvent pour leur part s’installer en France, y travailler, ou être frontalier de nationalité suisse.. Depuis le 1er juillet 2018 les entreprises suisses qui veulent recruter, doivent s’assurer que les profils qu’elles recherchent ne font pas partie des métiers touchés par un certain niveau de chômage.. Même si les accords bilatéraux ont facilité la vie des étrangers frontaliers en Suisse (Français, Allemand, italiens notamment, ainsi que tous les ressortissants de l’Union européenne), il est indispensable d’avoir un permis de travail en Suisse pour travailler dans une entreprise.. En revanche, tout travailleur frontalier suisse qui habite la semaine en Suisse (frontalier semainier) et rentre chez lui toutes les semaines devra régler ses impôts en Suisse, quel que soit le canton de travail.. Les frontaliers sont payés en francs suisses, et ont la plus grande partie de leurs dépenses en euros.. Dès le premier jour de travail en Suisse, les frontaliers en Suisse ne sont plus couverts par leur ancien régime d’assurance (sécurité sociale française pour les français qui résidaient en France, ou LAMal pour les Suisses qui habitaient en Suisse), et doivent donc en changer.. Toutes les informations à connaître sur ce sujet sont sur notre page consacrée à l’ assurance maladie des frontaliers .. Tout travailleur frontalier suisse (qu’il soit étranger ou Suisse) touche des allocations familiales selon des règles précises qui dépendent de la Suisse et de la France (ou de tout autre pays de résidence).. Concernant l’emploi des frontaliers, tout travailleur étranger exerçant en Suisse, quel que soit son permis de travail , et donc notamment tout frontalier suisse de nationalité étrangère bénéficie des mêmes droits que les travailleurs locaux concernant l’accès au marché du travail suisse.. Pour un même poste, les salaires proposés aux frontaliers étrangers en Suisse sont dans certains cas plus faibles que ceux proposés aux Suisses (notamment pour les métiers avec les plus faibles qualifications), et parfois plus élevés (pour les métiers nécessitant les qualifications les plus fortes).. Pour les frontaliers travaillant en Suisse et vivant en France : en cas de chômage en Suisse à 100%, tout frontalier suisse, quelle que soit sa nationalité, qui réside en France, bénéficie des prestations chômage françaises.

C’est notamment ce que ces 175 000 français sont partis chercher en travaillant en Suisse !. Un travailleur frontalier est une personne qui exerce une activité lucrative, indépendante ou salariée, dans un pays différent de son pays de résidence et qui retourne au moins une fois par semaine à son domicile, et ce quelle que soit sa nationalité !. Pour obtenir le statut de frontalier, votre employeur doit faire la demande du permis de travail G. Pour cela vous devez être en possession d’un contrat de travail en Suisse et vivre dans un pays frontalier à la Suisse.. Pour les autres cantons, le frontalier paye ses impôts à la source au canton pour lequel il travaille.. C’est notamment le cas pour le canton de Genève.. Nous vous avons sélectionné cinq groupes Facebook particulièrement actifs sur lesquels vous pourrez offres d’emploi, conseils et réponses à vos questions.. Frontalier France-Suisse : Groupe Facebook très actif permettant à toute personne voulant des informations sur le statut du frontalier d'obtenir une réponse rapide.. Emplois Frontalier Genève: Communauté de plus de 10 000 personnes et environ 10 publications publiées par jour.. Emploi Frontalier Suisse: jeune communauté de frontaliers, ou frontaliers en devenir, qui publie en moyenne 4 posts par jour.

La raison individuelle est ouverte à la fois aux résidents suisses et aux non-résidents.. Comme le régime de la micro-entreprise en France, la création et la gestion d’une raison individuelle suisse nécessitent peu de formalités administratives :. aucun capital minimum n’est exigé lors de sa création ; son enregistrement est rapide et peu onéreux ; la comptabilité est simplifiée ; l’inscription au Registre du commerce n’est obligatoire qu’à partir d’un revenu annuel égal ou supérieur à CHF 100 000 ; la raison individuelle n’est pas soumise à la règle de la double imposition sur les revenus et le patrimoine, contrairement à la société anonyme (SA) et à la société à responsabilité limitée (SARL) ; l’entrepreneur étant le gestionnaire unique de son entreprise, son activité n’est soumise à aucun contrôle.. il doit lui-même régler ses cotisations à l’AVS ; il ne peut pas percevoir d’allocations de chômage ; selon certains cantons, il ne peut pas non plus prétendre aux allocations familiales ; ne disposant pas de prévoyance professionnelle (2e pilier), il doit cotiser pour sa retraite par le biais du 3e pilier.. Les frais d’inscription au Registre du commerce s’élèvent à environ CHF 120.. Lors de la création d’une raison individuelle suisse, la dénomination sociale de l’entreprise doit obligatoirement faire figurer le nom de famille du gérant.. Les prénoms ou autres appellations peuvent être inclus, mais ne sont pas obligatoires (ils doivent néanmoins refléter la réalité de l’activité, sans induire en erreur, ni léser aucun intérêt public.. L’inscription au registre du commerce est obligatoire uniquement si le revenu annuel excède CHF 100 000.. L’imposition des revenus professionnels d’un entrepreneur en raison individuelle est indissociable de ses revenus privés.. En plus de ses cotisations obligatoires à l’AVS, il peut souscrire librement à une assurance perte de gains en cas de maladie ou d’accident, à une assurance pour ses biens immobiliers et mobiliers ou encore à une responsabilité civile pour son entreprise.. Vous devez toutefois être inscrit auprès de l’AVS en tant que travailleur indépendant et adresser à votre caisse de pension les documents justifiant de votre activité.. C’est incontestablement grâce à la simplicité de ses démarches de création et de gestion que la raison individuelle est la forme juridique la plus adoptée en Suisse.

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible d’être frontalier indépendant en Suisse et donc de monter une RI.. La première condition est de faire une demande de permis G. Ce permis donne le droit de travailler en Suisse, ainsi que d’y résider à la condition de rentrer au minimum une fois par semaine à son domicile français.. D’autres justificatifs sont à joindre lors de la demande de permis G et de la déclaration de votre statut de travailleur indépendant français en Suisse.. Le frontalier indépendant n’est pas assuré au même titre que les salariés frontaliers.. Ce qui implique que si vous étiez salarié en Suisse, vous ne cotisez plus au 2 e pilier, vous n’êtes plus affilié à la LAA ou assurance accident, ni même à l’APG (assurance perte de gain).. Tout comme le salarié frontalier, l’indépendant français en Suisse doit souscrire à l’assurance maladie.. Avec celle-ci, le montant de vos cotisations ne change pas en fonction de vos revenus, c’est votre âge qui est pris en compte.

Ce que vous trouverez dans la suite de cet article, je le tire de ce qu’il m’en a dit et des infos que j’ai pu glaner au fur et à mesure de mes rencontres avec des helvètes , lors de mes différents voyages.. L’une des raisons principales qui fait que de plus en plus de français envisagent de partir vivre en Suisse, c’est pour avoir un meilleur salaire .. Quand, pour le même boulot en Suisse, vous gagnez 4000€, même si vous lâchez également 80% de votre salaire pour entretenir votre train de vie (donc 3200€), votre épargne est de 800€ par mois .. C’est d’autant plus vrai que le coût d’un déménagement ne doit pas être pris à la légère : en fonction de la quantité de mobilier que vous avez à déplacer, vous pouvez vous en tirer avec un montant allant entre 1000 et 6000€ .. Si vous aimez les paysages de montagne, vivre en Suisse est vraiment agréable : depuis n’importe quelle ville ou village, on n’est jamais loin d’endroits majestueux, grandiose, où il est agréable de randonner ou de se poser pour se ressourcer et admirer des vues incroyables.. D’après les dires de mon vieil ami dont je parlais au début de cet article, même au bout de 10 ans d’expatriation en Suisse, vous aurez toujours des recoins à découvrir et à explorer , que ce soit dans le Valais, l’Oberland Bernois, le Lavaux ou les autres cantons.. Alors, on n’y parle pas ces langues comme dans les pays d’origine, bien sûr : l’allemand de Suisse est légèrement différent de l’allemand parlée en Allemagne (une jeune femme rencontrée en Géorgie avait tenté de m’expliquer les nuances, mais ne parlant pas cette langue moi-même je serais bien incapable de vous les retranscrire).. Et ce qui est appréciable, avec les pays limitrophes comme la Suisse, c’est qu’il est vraiment facile de rentrer régulièrement voir sa famille ou ses amis, et ainsi manquer le moins de choses possibles dans la vie des uns et des autres .. A moins d’habiter dans un coin paumé de l’ouest de la France (c’est mon cas), vous ne devriez pas être à plus d’une demi-journée de transport de votre point de repère français , lorsque vous irez vivre en Suisse.. Ce n’est pas un pays de l’Union Européenne, ni de l’espace Schengen, alors il y a un peu de boulot à faire au niveau administratif pour se mettre en règle , obtenir tous les papiers, et avoir le droit de s’installer et travailler sur place.

Le coût de la vie en Suisse est très élevé par rapport au coût de la vie en France, en moyenne la vie y est à plus de 62%.. Emploi et salaires Le marché du travail suisse est dynamique et le taux de chômage est inférieur à celui de la France : il était de 5 % de la population active au second semestre 2021, contre 8 % en France2.. Explication : Les célibataires disent avoir besoin en moyenne de 1 574 euros par mois pour joindre les deux bouts selon une étude SRCV, ce qui se compare à une estimation de 1 424 euros pour une référence type pour le même type de ménage vivant en société.. Explication : Les célibataires disent avoir besoin en moyenne de 1 574 euros par mois pour joindre les deux bouts selon une étude SRCV, ce qui se compare à une estimation de 1 424 euros pour une référence type pour le même type de ménage vivant en société.. Différences de salaires suisses selon les cantons Par exemple, le salaire mensuel total tous secteurs confondus est de 6’560 francs suisses à Zurich, contre plus de 5’300 francs suisses au Tessin.. Pas de salaire minimum à l’échelle nationale en Suisse Le salaire minimum moyen en Suisse est de 21 CHF (de l’heure), ce qui représente 20,22 € de l’heure.. Emploi et Rémunérations Le marché du travail en Suisse est dynamique, et le taux de chômage est inférieur à celui de la France : il était de 5% de la population active au second semestre 2021, contre 8% en France2.. Emploi et Rémunérations Le marché du travail en Suisse est dynamique, et le taux de chômage est inférieur à celui de la France : il était de 5% de la population active au second semestre 2021, contre 8% en France2.. Les autorisations de travail en Suisse (parfois appelées autorisations de séjour pour étrangers) sont les mêmes pour tous les étrangers, qu’ils soient citoyens de l’Union européenne et de l’AELE ou de pays tiers (hors UE).. Permis de travail en Suisse, une obligation légale de travailler en Suisse pour les étrangers est réglementée et vous devez obtenir un permis de travail (ou autorisation de voyager) afin d’exercer une activité professionnelle.. Le marché du travail suisse attire bon nombre de professionnels étrangers (frontaliers ou résidents) : les salaires et les conditions de travail en Suisse sont généralement bons et bien meilleurs que dans de nombreux pays européens, et en particulier la France.. Pour travailler en Suisse en tant qu’étranger, un contrat de travail ne suffit pas, il faut aussi un permis de travail suisse, aussi appelé permis de séjour (ou permis de séjour, bien que ce terme soit souvent réservé aux personnes inactives comme les membres de la famille qui pas).. Emploi et Rémunérations Le marché du travail en Suisse est dynamique, et le taux de chômage est inférieur à celui de la France : il était de 5% de la population active au second semestre 2021, contre 8% en France2.. Le permis de séjour requis pour un domicile en Suisse est le permis B d’une durée de 5 ans, ensuite vous pouvez demander le permis C (après 5 ans de résidence) qui est le permis d’établissement.

« A poste égal, certains Français qui viennent travailler en Suisse voient leur salaire doubler ou tripler par rapport à ce qu'ils avaient dans l'Hexagone » , observe Alexandra Marchand, conseillère au sein du Groupement transfrontalier européen (GTE), une association de transfrontaliers franco-suisses forte de 30.000 adhérents.. Au regard du coût de la vie en Suisse, nombre de travailleurs préfèrent être domiciliés en France.. Le marché de l'emploi en Suisse est dynamique, et le taux de chômage moins élevé qu'en France : il était de 5 % de la population active au deuxième semestre 2021, contre 8 % dans l'Hexagone 2 .. « Pour les métiers les moins qualifiés, les différences de salaire avec la France sont moins importantes que sur des profils de cadres ou de professions manuelles recherchées, dans le chauffage ou le bâtiment par exemple, précise ce spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse.. Aussi, certains employeurs font le choix, à poste égal, de moins rémunérer les frontaliers car ils savent que le coût de la vie est moins élevé en France.. C'est à Genève que celui-ci est le plus élevé, avec 4.111 francs suisses brut mensuels par mois (pour un contrat de travail à temps plein de 41 heures par semaine).. « Certains jours, lorsque peu de postes de douane sont ouverts à la frontière, le temps de trajet peut être allongé à cause d'engorgements » , détaille-t-elle.. « Ces systèmes sont très différents, mais les critères à prendre en compte sont globalement la taille de la famille et l'état de santé des assurés.. « On partage la même langue avec la Suisse Romande mais la culture est à bien des égards plus proche de celle du Japon que de la France.. Dans cette commune de Haute-Savoie, les 10 % des habitants les plus modestes vivent avec au mieux 800 euros par mois, d'après le dernier rapport de l'Observatoire des inégalités, publié en juin 2021.. Mais globalement, les pendulaires qualifiés bénéficient de bonnes conditions de travail, d'un cadre de vie agréable entre lacs et montagnes et de rémunérations qui permettent d'augmenter leur niveau de vie.

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Author: Mr. See Jast

Last Updated: 07/09/2022

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