BCP, BMCE, Attijariwafa : pour les banques marocaines, la fin du « coup de pouce » subsaharien ? – Jeune Afrique (2022)

Léger coup dur. En février, les trois premières banques du Maroc –Attijariwafa Bank, Bank of Africa (BOA, ex-BMCE) et Banque centrale populaire (BCP) – ont vu les perspectives de leurs notations ramenées de «stables» à «négatives» par l’agence Moody’s. Et ce, dans la foulée du rabaissement de la perspective de la note du Maroc.

Pour l’agence internationale, cette évolution «reflète l’affaiblissement potentiel de la capacité du gouvernement à apporter un soutien financier aux banques marocaines, si nécessaire au cours des douze à dix-huit prochains mois». Ces banques conservent cependant leur enviable note «Ba1», un cran seulement en-dessous d’une note dite «d’investissement», en raison notamment de leur «financement toujours stable des banques, leur forte liquidité et leur solide rentabilité sous-jacente tout au long du cycle».

Force d’appoint

Un autre facteur de la solidité de ces banques interroge pourtant : l’apport de leurs filiales au sud du Sahara. La percée des leaders du royaume chérifien en Afrique subsaharienne, qui date d’une dizaine d’années, a fortement contribué à la croissance ou – dans les années difficiles pour le marché marocain – à la préservation de leurs marges.

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Cette force d’appoint résistera-t-elle à la crise du Covid-19 ?

Telle est la question que beaucoup se posent à la Bourse de Casablanca, où les principales banques marocaines sont cotées et dont les investisseurs – pas seulement dans le secteur bancaire, mais aussi les TIC avec Maroc Telecom ou l’industrie avec LafargeHolcim Maroc – ont pris l’habitude de compter sur le «coup de pouce» des activités au sud du Sahara.

Un secteur résilient

Le secteur bancaire s’est montré certes résilient, comme celui de la grande distribution ou encore les télécoms, mais a pâti d’une diminution de la demande causée par la crise générale.

Selon un rapport des équipes de Fadoua Housni à BMCE Capital Research, le produit net bancaire global des six groupes bancaires listés à la Bourse de Casablanca a timidement progressé de +2,7 % seulement pour dépasser de peu les 66 milliards de dirhams (6,1 milliards d’euros) pour l’année passée.

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« Pour le moment, il est un peu tôt pour définir les régions ou les pays qui ont connu des problèmes en 2020 et qui ont causé un recul des revenus. Nous n’avons que peu de détails sur la répartition géographique du résultat », explique Ranya Gnaba, analyste sénior auprès du cabinet indépendant Alpha Mena. Cette dernière affirme aussi que ces trois groupes « n’ont pas été avantagés en comparaison avec leurs concurrents locaux. Selon les chiffres disponibles sur la croissance du PNB, crédits et dépôts, c’est CIH Bank (Crédit immobilier et hôtelier) qui remporte la première place en termes relatifs en affichant des taux à deux chiffres ».

Les banques panafricaines ont la possibilité de progresser grâce aux filiales en dehors du Maroc

Il convient – c’est important – de noter que les données détaillées pour l’année 2020 des filiales subsahariennes ne sont pas encore disponibles et que les données sur les activités «à l’international» des trois premières banques du royaume recouvrent parfois des opérations en Afrique du Nord (Tunisie ou Égypte) et certaines opérations offshore (Europe, banque d’investissement).

Portefeuille relativement sécurisé

Pour autant, cette légère évolution globale (au vu des performances subsahariennes des dernières années) interroge. L’activité sur le continent, en dehors du royaume, représente environ un tiers du produit net bancaire d’Attijariwafa Bank. Dans le cas de Bank of Africa, cette proportion frôle 40 %, quand elle représente pratiquement un quart des revenus de BCP. Il s’agit d’un vrai relais de croissance pour les trois leaders marocains.

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Ces derniers, selon les analystes de la Bourse de Casa, ont été sélectifs par rapport à la clientèle et disposent d’un portefeuille assez «sécurisé» composé d’entreprises marocaines, de gouvernements et de grandes multinationales.

« Les banques panafricaines ont la possibilité de continuer de tirer profit de leur présence dans le reste de l’Afrique et de voir leur PNB progresser grâce aux filiales en dehors du Maroc », ajoute Ranya Gnaba. D’ailleurs, un ‘stress test’ récemment effectué par la Banque centrale marocaine montre que les trois groupes ont la capacité de respecter l’ensemble des exigences réglementaires dans leurs pays de présence, notent les spécialistes du secteur.

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BCP, BMCE, Attijariwafa : pour les banques marocaines, la fin du «coup de pouce» subsaharien ? – Jeune Afrique (1)

Les signaux d’alerte se multiplient

Pourtant, comme le graphique ci-dessus le montre, la contribution des activités «internationales», c’est-à-dire «subsahariennes» pour une très grande part, ont connue une évolution remarquable en 2020.

Un cas spécifique est celui de BCP, qui a achevé l’an dernier l’intégration dans ces comptes de quatre filiales subsahariennes reprises au français BPCE. À rebours de ses deux consoeurs chérifiennes, cette opération lui a permis de booster ses revenus tirés en grande partie de cette région avec quasiment 5 milliards de dirhams de produit net bancaire en 2020, contre 3,6 milliards en 2019, dont un quart (25 %) tirés des activités à l’international.

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Pour Attijariwafa Bank et Bank of Africa, ces activités sont restées proportionnelles aux performances de 2019 et 2018, en termes de revenus : environ un tiers et la moitié du chiffre d’affaires respectivement. Il faut cependant noter que les données disponibles à ce jour pour Bank of Africa, ne concernent que le premier semestre de 2020.

Pour autant, sur le critère de la rentabilité, mesurée notamment en termes de bénéfice net part du groupe (RNPG) et surtout de dividendes pour les investisseurs de Casablanca, les signaux d’alerte se multiplient.

Malgré la croissance des revenus internationaux consolidés, en forte hausse grâce à l’intégration des ex-filiales de BPCE, le RNPG de Banque centrale populaire réalisé hors du Maroc connaît une très nette régression à 192 millions de dirhams à la fin de 2020, contre 849 millions en 2019. Malgré une croissance du chiffre d’affaires hors du royaume, le bénéfice net récupéré par le holding a chuté de -75 % hors du Maroc, soit plus que la baisse de -60 % sur le territoire national.

Effondrement de la marge bénéficiaire

Dans le cas de Attijariwafa, leader au Maroc, les résultats à l’extérieur semblent plus favorables. S’il est difficile d’estimer la part exacte jouée par la filiale égyptienne, dont les résultats ont été assez fluctuants ces dernières années, il faut cependant noter que malgré une nette baisse du résultat net part du groupe au Maroc, passé de 3,4 milliards à 1,5 milliard, les performances à l’international ont mieux résisté, reculant «seulement de 1,7milliard à 1,25 milliard de dirhams.

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Dans le cas de Bank of Africa, la situation est rendue plus complexe par la non-disponibilité des résultats du second semestre de 2020. Il faut pourtant noter que le royaume enregistre un résultat net part du groupe négatif (-230 millions de dirhams sur six mois, contre +900 millions pour l’ensemble de l’année 2020) pour un bénéfice resté solide hors du Maroc (525 millions entre janvier et juin, contre 775 millions sur toute l’année précédente)

Les acquisitions devraient se multiplier prochainement, ce dont vont profiter les banques marocaines

Pour expliquer l’effondrement de la marge bénéficiaire, les investisseurs de la Bourse de Casa pointent la hausse vertigineuse des provisions que les banques constituent pour faire face aux défauts de paiement à venir. Elles ont augmenté de plus de 150 % en moyenne pour cinq des banques cotées à la Bourse (BOA n’a toujours pas annoncé le niveau de ses provisions), ce qui se traduit automatiquement par un effondrement de la capacité bénéficiaire.

En plus de cela, les établissements bancaires ont souffert d’une baisse du nombre de transactions, à cause d’un long confinement mais aussi d’une activité médiocre dans de nombreux secteurs. Les revenus ont également été lésés par les mesures de report des échéances pour les particuliers et les entreprises, négocié en début de la crise. « La baisse des taux d’intérêt a, elle, fait que la marge d’intérêt peine à décoller», détaille notre analyste senior.

D’ailleurs, l’agence Standard & Poor’s avait alerté en fin d’année dernière sur le niveau du taux de sinistralité qui devrait s’envoler en 2020 et atteindre jusqu’à 12 % pour quelques banques. Les volumes des impayés devraient, selon quelques analystes, doubler.

Attijariwafa Bank a évalué par exemple son coût du risque à hauteur de 5,5 milliards de dirhams, la BCP à 6,1 milliards de dirhams et le CIH à 1 milliard. «Au moment de la crise, cette précaution est plus que recommandée. Le niveau des provisions annoncé reste très logique dans le contexte que le monde connaît depuis 2020», nous explique Ranya Gnaba.

Opportunités de développement

Par ailleurs, plusieurs experts n’excluent pas que cette crise offre, parallèlement, des opportunités de développement.

« Les groupes européens vont poursuivre leurs désengagements du continent africain après cette crise et plusieurs “petites” banques locales seront en grosse difficulté. Ainsi, les acquisitions devraient se multiplier très prochainement, et bien évidemment les banques marocaines vont en profiter», nous explique un ancien banquier qui a déjà dirigé des activités en Afrique de l’Ouest.

Pour ce dernier, il est inenvisageable que les trois groupes marocains soient ralentis par leur présence à l’international : au contraire, cela va continuer à booster les revenus.

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Contexte plus favorable

Cela dit, 2021 devrait être meilleure. Ce sera une année de reprise qui sera motivée et accompagnée par la campagne de vaccination ambitieuse, et réussie jusqu’à présent, que le Maroc est en train de mener depuis quelques semaines. Pour de nombreux protagonistes, c’est le meilleur remède pour une économie en manque de visibilité depuis un an.

«Nous nous attendons à un meilleur rythme de croissance des crédits et dépôts en 2021 grâce à un contexte plus favorable à la collecte de l’épargne. Cela devrait dynamiser les revenus des banques», affirme Ranya Gnaba. L’année en cours devrait aussi connaître la reprise sur provisions constituées, ce qui devrait améliorer grandement la capacité bénéficiaire.

In February, Morocco’s three leading banks – Attijariwafa Bank, Bank of Africa (BOA, ex-BMCE) and Banque Centrale Populaire (BCP) – saw the outlook for their ratings go from “stable” to “negative” by Moody’s.. Will this extra boost be able to withstand the Covid-19 crisis?. This is the question that many are asking themselves on the Casablanca Stock Exchange, where the main Moroccan banks are listed and whose investors – not only in the banking sector, but also in ICT with Maroc Telecom or industry with LafargeHolcim Morocco – have become accustomed to counting on the “boost” of activities south of the Sahara.. Activity on the continent, outside the kingdom, represents about a third of Attijariwafa Bank’s net banking product.. It also acquired almost 5bn MAD of net banking income in 2020 compared to 3.6 bn MAD in 2019, a quarter of which (25%) is obtained from international activities.. Regarding Attijariwafa Bank and the Bank of Africa, these activities remained proportional to their 2018 and 2019 performances in terms of revenues, which amounted to about a third and a half of the turnover respectively.. As for Attijariwafa, Morocco’s leading bank, the results outside the country seem more favourable.. “We expect a better rate of growth for loans and deposits in 2021 thanks to a more favourable context for the collection of savings.. This should boost banks’ revenues,” says Gnaba.

Le terme de la recapitalisation de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), initialement prévu le 19 janvier, est reporté à la fin de mars.. Troisième banque du pays, après Afriland First Bank et Société générale, la Bicec doit en passer par là pour relâcher la pression sur ses ratios prudentiels, après la découverte en 2016 d’une fraude ayant provoqué le détournement de 50 milliards de F CFA et conduit à l’incarcération de deux dirigeants, ainsi que de deux prestataires.. Du fait de cette fraude, la banque a écopé d’une double peine, dans la mesure où elle a aussi subi un redressement fiscal de 4,5 milliards de F CFA vivement contesté par l’actionnaire de référence.. Grand connaisseur de la banque de détail et de l’optimisation des réseaux d’agence, le manager de 56 ans, dont quelque trente passés à BCP, dirigeait auparavant le réseau particuliers, professionnels et Marocains du monde du Grand Casablanca.. Dans un contexte économique difficile au Cameroun, notamment avec la crise politico-sécuritaire affectant les régions anglophones depuis la fin de 2016, SCB a vu son bénéfice reculer de 19,3 millions d’euros en 2016 à 11,8 millions d’euros en 2018, malgré une forte progression de son PNB, qui a bondi de 10,7 % sur cette période.. Il a notamment dû faire face à une fronde d’une partie du personnel, solidaire de la trentaine de personnes, dont sept employés, qui ont été écroués à la prison de Douala après la découverte, en février 2019, d’une fraude informatique ayant provisoirement coûté 2,5 milliards de F CFA.. Pour ne rien arranger, Victor Emmanuel Menye, l’inamovible directeur général adjoint désigné par l’État, détenteur de 49 % des parts, est, depuis mars 2019, dans les geôles de la prison centrale de Yaoundé pour son implication dans une affaire de détournement de fonds publics touchant l’ex-ministre de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o.

Le GBP accélère le développement de ses activités de banque de détail par une stratégie volontariste d’extension de ses points de vente, de la collecte de ressources et de la distribution des crédits.. Les crédits enregistrent également un développement soutenu en matière des crédits entreprises avec les offres de la Banque Entreprise, consistant en une nouvelle approche Banque Populaire dans ses relations avec la clientèle des entreprises.. Ceci est possible grâce à la politique de proximité du groupe et la souplesse dans les ouvertures de compte ainsi qu’à son large réseau de distribution.. Le Groupe Banque Populaire est le 1er réseau bancaire du pays.. Le soutien aux activités à fortes retombées sociales est également encouragé par le biais de développement des micro-crédits dont l’encours ne cesse d’augmenter et qui enregistrer une évolution annuelle moyenne de plus de 50%, grâce à l’ouverture de nouvelles branches au niveau de toutes les localités du pays.. Du reste, les filiales spécialisées du groupe ne restent pas à l’écart de cette nouvelle dynamique commerciale, et un plan de développement ambitieux est prévu pour chacune d’entre elles en vue de participer fortement à l’amélioration des performances du groupe,ce qui deviendra possible par l’amélioration de leurs parts de marché dans leurs domaines d’activité respectifs.. Dans un contexte de développement de plus en plus soutenu du secteur privé marocain et de l’économie en général, BMCE Bank continuera de répondre judicieusement à une demande croissante en services financiers et de financements, articulant sa stratégie au Maroc pour l’horizon 2010-2012 autour du: • Renforcement de la croissance du segment des Particuliers et MRE à travers: – le programme d’extension du Réseau d’agences oeuvrant à la bancarisation du pays dans les zones les plus reculées,. – la motivation de la force commerciale grâce à la mise en place de mécanismes de rémunération et de formation innovants,. – l’enrichissement de l’offre de produits et services guidée par une connaissance approfondie des besoins et exigences de la clientèle,. – la dynamisation de l’activité MRE à travers une stratégie différenciée,. – le développement des synergies avec les entités de la Banque, du Groupe et avec les actionnaires étrangers de référence.. • Développement du marché des Entreprises et PME, soutenu par: – la création de centres d’affaires spécialisés dans la gestion de la clientèle des entreprises,. – une démarche de conseil accompagnée par une offre complète et évolutive de produits et services,. – l’optimisation de la gestion des risques par la mise en place d’outils dédiés,. – la dynamisation de l’activité commerciale grâce une approche différenciée par segment et la mise en œuvre d’un SI Entreprises.. • Renforcement du positionnement sur le marché Corporate grâce à: – la capitalisation sur une expertise et un dynamisme reconnus dans le domaine des financements de projets et renforcés par la certification ISO de ces activités,. – l’amélioration de la qualité des revenus par le développement d’activités génératrices de commissions,. – une approche commerciale offensive reposant sur une offre de solutions à forte valeur ajoutée,. – l’intensification du cross selling sous l’impulsion des synergies intra-groupe,. – la mise en place de relais de développement commercial à travers des partenariats avec des instituions bancaires et financières internationales.. Ø Premier distributeur de crédits au Maroc En effet, la banque et ses filiales spécialisées ont mis à la disposition des ménages et des opérateurs économiques un volume de crédits par décaissement de 168,5 milliards de dirhams se ventilant comme suit:. – crédits aux ménages: 44,1 milliards de dirhams (+11,1%). – crédits aux entreprises: 119,3 milliards de dirhams (+8,4%).. Ø Premier réseau de services bancaires et financiers au Maroc Avec 1396 agences, le Groupe Attijariwafabank dispose du premier réseau de services bancaires et financiers au Maroc.

Figurant au Top 5 des établissements bancaires exerçant dans la zone UEMOA en 2018, les groupes bancaires marocains constituent le fer de lance de la présence marocaine sur le Continent.. Réduire cette vague d'internationalisation bancaire à son aspect apparent (motivations managériales, choix stratégique de croissance et de rendement) laisse supposer qu'il s'agit d'un phénomène isolé, dépourvu de toute transcendance.. L'internationalisation des banques marocaines en Afrique est principalement justifiée par cinq facteurs clés : la nécessité d'accompagner la nouvelle stratégie de recentrage économique du Maroc sur le Continent ; les imperfections du marché national ; le potentiel des marchés d'implantation caractérisés par un faible taux de bancarisation ; le besoin pour ces banques d'accompagner leurs clients groupes industriels déjà présents en Afrique ; la croissance spectaculaire de l'Afrique, lequel est incontestablement le continent du XXIe siècle.. L'analyse de l'évolution chiffrée des trois groupes bancaires marocains présents dans l'UEMOA à savoir : Attijariwafa bank, BMCE BoA qui devient Bank of Africa en septembre prochain et la Banque centrale populaire (BCP) sur la période 2006 -2017, démontre leur montée en puissance dans la sous-région.. Au Mali d'après la même source, les groupes bancaires marocains ont totalisé 44,42% des crédits en 2015, contre 10% en 2007.. L'analyse approfondie du lien entre l'évolution des crédits fournis par les banques marocaines et le cycle d'investissement privé dans les pays de l'UEMOA démontre que la politique d'offre de crédits des banques marocaines a accompagné l'activité économique.

Le groupe Attijariwafa bank occupe la première place dans le paysage bancaire marocain avec le réseau le plus large (3.496 agences à fin 2020), avec la particularité de combiner un réseau bancaire d’agences classiques, couplé au réseau Wafacash qui rayonne également dans le monde rural pour servir les besoins de la banque économique destinée aux populations à faibles revenus dans le cadre de sa stratégie d’inclusion financière.. Dans le même temps, nous jetions les bases de la stratégie digitale, avec le lancement des canaux de la «banque à distance» en 2012, qui couvraient principalement les besoins de banque au quotidien.. Cette période a connu l’émergence de la banque en ligne Attijarinet, puis de la banque mobile Attijari Mobile, des espaces de libre-service bancaires et de la banque téléphonique avec le Centre de relation client.. Le Mobile banking est devenu progressivement incontournable dans l’écosystème des services bancaires offerts par Attijariwafa bank à ses clients et prospects.. Les clients Attijariwafa bank plébiscitent aujourd’hui l’application Attijari Mobile qui est devenue la première application bancaire marocaine sur les stores.. Attijariwafa bank lance son parcours d’ouverture de compte 100% digital en 2021 à partir de l’application Attijari Mobile et continue d’enrichir et d’innover avec de nouveaux parcours digitaux.. G. A. M. : Les réseaux de distribution se réorganisent dans le monde entier au rythme de la montée en puissance des services digitaux, du commerce électronique, de la livraison à domicile.. • Les nouveaux canaux d’interaction à distance se multiplient et permettent d’interagir avec le client en dehors des horaires d’ouverture d’agence : les chatbots Attijariwafa bank et L’bankalik répondent à 95% des questions de nos clients et prospects avec justesse et sont consultables 24h/24.. G. A. M. : Nos prospects et clients peuvent accéder à de nombreux services et produits en ligne pour faciliter leur quotidien et leur donner accès à leur banque où qu’ils soient.. Toutes les informations sont disponibles sur le site : www.lbankalik.ma Depuis novembre 2021, il est également possible d’ouvrir un compte Attijariwafa bank depuis l’application Attijari Mobile et de choisir l’une des offres de la gamme «e-Pack» disponible uniquement en ligne à partir de 5 DH TTC/mois, qui intègre notamment une carte Mastercard locale et internationale, les virements nationaux illimités et gratuits depuis Attijari Mobile, l’accès à l’ensemble des services Attijari Mobile et Attijari Pay et une assurance compte commercialisée en ligne.. Avec l’application Attijari Mobile, nos clients peuvent par exemple :

Les banques commerciales continuent de se livrer une bataille sans merci pour la conquête de parts de marché ou leur maintien, dans un contexte de croissance molle des dépôts et des crédits, et de taux d’intérêt à leur plus bas niveau historique.. Offensive caractérisée par de nombreux services, à l’instar de la gratuité des frais de tenue de compte ou encore de la suppression des dates de valeur… En face, Crédit du Maroc (CDM) et la BMCI ont maintenu stables leurs parts de marché à 6%, Crédit Agricole du Maroc (CAM) à 10% et la Société Générale Maroc (SGMA) à 9%.. Si l’on ne prend que les DAT, la hausse la plus fulgurante a été enregistrée par BMCI avec 68% à 6,6 milliards de DH, suivie du CIH avec 39% à près de 10 milliards de DH, BCP avec 32% à 15 milliards et Al Barid Bank avec 31% à 881 MDH.. A contrario, l’encours des comptes bloqués a accusé un recul de 23% chez la BMCE à 24 milliards de DH, de 15% auprès de CDM à 3,8 milliards et de 9% chez SGMA à 6,6 milliards.. La filiale d’Al Mada s’est montrée plus agressive sur les crédits à la trésorerie et à la consommation, puisque son encours a augmenté de 17% à 54 milliards de DH, soit une hausse plus forte que le secteur dans son ensemble, qui, elle, s’est limitée à 6%, alors qu’il avait dévissé de 7% une année auparavant.. CIH Bank semble porter son attention sur les financements aux entreprises, comme l’atteste la progression de son encours de 63% à 4,2 milliards de DH, quand le secteur évolue en moyenne de 3% à 175 milliards de DH.. Les banques, à capitaux français, elles, ont accusé des replis également allant de 3% pour BMCI à 9 milliards de DH, à 15% pour CDM à 6 milliards de DH et dans une moindre mesure SGMA avec -1% à 18 milliards de DH.

Mardi dernier, une note de l’agence de notation américaine Standard and Poor’s faisait état d’un défaut de paiement partiel de la République du Congo.. Le gouvernement congolais, n’ayant pas remboursé des échéances relatives à un emprunt obligataire émis dans le cadre d’une restructuration de la dette du pays en 2007, pour un montant de 478 millions de dollars à échéance 2029.. Une somme contractée auprès du Club de Londres, un regroupement informel de créanciers privés, composé principalement de banques commerciales et de fonds d’investissements, spécialisé dans le rééchelonnement des dettes, notamment publiques.. Après avoir manqué le paiement de la tombée du 30 juin, le pays a eu une période de grâce de 30 jours, mais au 31 juillet aucun versement n’a été effectué.. La principale ressource de la République du Congo demeure l’or noir, qui représente environ 70 % de ses exportations et plus d’un tiers de ses recettes budgétaires.. La filiale de la holding royale SNI, Attijariwafa Bank y est établie depuis septembre 2009, date de l’acquisition du Crédit du Congo (CDC), première banque congolaise en terme de parts de marché.. Un accord avec le Crédit Agricole France, avait permis à l’institution présidée par Mohamed Kettani de prendre le contrôle d’un réseau de cinq banques de détail en Afrique subsaharienne, dont le CDC.. La même année, la BMCE Bank of Africa prenait pour sa part 25 % du capital de la Congolaise de Banque, avant de se renforcer en 2015 en établissant sa participation à 37 %.. Celle filiale est la première banque congolaise en terme de réseau avec 19 agences, lui conférant le leadership en matière de distribution des crédits.. Contactées par Le Desk , ni la BMCE Bank ni Attijariwafa Bank n’ont communiqué à l’écriture de ces lignes sur le poids de leurs actifs détenus en Afrique Subsaharienne.. « Immédiatement après l’implantation, le management des banques a entrepris de faire remonter les dividendes dans leur globalité, avec comme objectif de rapatrier rapidement la mise de départ », nous explique notre analyste.. « Le tiers de nos résultats du groupe est généré par le groupe Bank of Africa, la Banque de développement du Mali et la Congolaise de Banque, chose qui nous confère une vocation de groupe bancaire panafricain », disait-il fièrement lors de la présentation des résultats de 2015.. Pour Attijariwafa Bank, le document qui a accompagné la présentation des résultats nous renseigne sur le fait que le Crédit du Congo est le 9ème contributeur dans le RNPG de la filiale de la SNI avec 106 millions de dirhams, soit 2,3 %, presque autant que Wafabail.. « Sur les 4,5 milliards de dirhams qu’a dégagés la banque en 2015, la contribution de la filiale congolaise reste minime et c’est le même son de cloche du coté de la BMCE Bank », relève un analyste financier.. La situation de la République du Congo n’est pas encore catastrophique, et les organismes internationaux se bousculent au portillon pour les conseiller et préparer la sortie de crise.

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Author: Frankie Dare

Last Updated: 08/27/2022

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